Mercredi 16 mai 2012 3 16 /05 /Mai /2012 11:59

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*Avertissements : Voir le 1er article de ce blog "A même la Planète".

 

Randonnée pédestre

 

Massif des Calanques

 

Accès en voiture :

De Peyrolles, gagner Marseille par l'autoroute A51. Sortir vers "Les Ports" puis gagner le tunnel sous le Vieux-Port et prendre la direction "Les Plages". Suivre le bord de mer jusqu'à Callelongue où l'on laisse un véhicule.

Revenir sur ses pas et suivre ensuite la direction de Cassis par Mazargues. Prendre à droite la direction de Luminy et se garer tout au bout, au dernier parking (terminus des autobus).

(En tout, 75 km, 1 h 30).

 

Description (succincte) de la randonnée :

- Du parking, franchir la barrière au sud, devant la maison des gardes et suivre la piste principale jusqu'au col de Sugiton.

- De là, prendre à droite jusqu'au Belvédère (vue magnifique, une des plus belles du massif).

- Revenir jusqu'au col de Sugiton, reprendre la piste suivie à l'aller puis prendre à gauche le GR 98a.

- Abandonner celui-ci après la crête des escampons pour prendre à gauche le tracé vert n°6 qui rejoint une piste peu avant le col de Morgiou.

- Reprendre alors à gauche le GR 98a qui coupe ensuite la route de Morgiou et monte sur la crête de Morgiou.

- Le GR descend ensuite à droite, commun avec un tracé bleu, gagne le col des Escourtines, puis celui des Baumettes et enfin celui de Sormiou.

- Traverser la route de Sormiou et monter en face jusqu'au col de Cortiou, toujours par le GR et le tracé bleu.

- Au col, descendre au sud-est pour suivre le tracé noir sur la droite. Ne plus quitter ce tracé qui, par un cheminement en balcon à travers les cirques de Coulon, des Walkyries et de la Bougie, descend ensuite vers la calanaque de Podestat puis rejoint le bord de mer à la calanque de Marseilleveyre qu'il suit jusqu'à Callelongue.

 

Fiche technique :

Distance : 15.3 km

Horaire : 5 h

Altitude départ : 150 m

Altitude maximale : 260 m

Altitude minimale : 0 m

Dénivellation : Env. 460 m positive cumulée, 650 m négative

Difficulté : P1, T1

Matériel : chaussures de marche

Carte : carte au 1:15000 des Calanques

 

Période favorable :

Toute l'année sauf de juin à septembre.

 

Date du parcours : 15 mai 2012 dans le cadre d'une sortie du groupe "Les Drailles" de Mane que j'accompagnais pour l'occasion.

Météo : beau à nuageux, fort vent de nord-ouest dans l'après-midi.

Participants : 24 personnes du groupe "Les Drailles" de Mane, Francine et Marcel.

 

Toponymie :

Calanques : ce mot vient du provençal "calanc" qui signifie escarpement.

 

Lien photographique :


https://picasaweb.google.com/vieuxloup52/TRAVERSEEDELUMINYACALLELONGUE150512#

 


Par chemins-de-traverse. Marcel Orengo
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Samedi 5 mai 2012 6 05 /05 /Mai /2012 10:09

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Cette arête est une des premières voies que j'ai gravie ; c'était alors le 27 janvier 1980, début d'une longue - quoique très modeste ! - carrière de grimpeur et d'alpiniste.

   Ce matin, je pars pour l'escalader avec mon fils Charles venu de Toulon pour l'occasion.

   A 9 h 30 donc, nous partons du parking de la Torque qui se trouve à un kilomètre à l'ouest de Saint-Ser. De là, par un beau temps calme et ensoleillé, nous prenons le tracé rouge qui monte vers le refuge Baudino. C'est une longue marche d'approche pour Sainte-Victoire, et il est d'ailleurs possible qu'elle soit plus courte depuis le Collet Blanc de Subéroque, encore un peu plus à l'ouest, car l'on part 50 m plus haut. Mais enfin, nous n'en sommes pas à dix minutes près !

   Un peu en dessous du replat de la Torque, nous rattrapons deux sapeurs-pompiers de Gardanne. J'échange quelques mots avec eux et ils m'apprennent que deux de leurs cordées vont faire la voie du Jardin Suspendu tandis que deux autres partent pour l'Arête du Grand Couloir, comme nous. Sur le coup, cela me contrarie un peu car je n'aime guère me trouver à plusieurs cordées dans la même voie, mais l'un des pompiers me dit que, comme ils seront deux cordées de trois, ils nous laisseront passer devant ; n'étant que deux, nous devrions être plus rapides ! Et il ajoute que, étant là pour leur part "pour le boulot", ils laissent volontiers la priorité à ceux qui viennent ici pour leur loisir. C'est sympathique de sa part, mais j'ai envie de lui dire que comme boulot, ce ne doit pas être si désagréable et qu'à mon sens il y a pire ! Je m'abstiens cependant car peut-être qu'il n'apprécie guère l'escalade !

  Juste avant le refuge Baudino, nous rattrapons un autre pompier et continuons notre chemin à travers le chaos de gros blocs à l'est du refuge. De là, nous continuons à grimper en direction du Grand Couloir et rejoignons un autre petit groupe de pompiers qui semble se diriger vers le pied de la paroi du Jardin Suspendu. Il y a du monde aujourd'hui dans le secteur, c'est rare, surtout en semaine.

   Et bientôt, après avoir traversé le pied du Grand Couloir, nous atteignons le départ de l'Arête du Grand Couloir au niveau d'un vague épaulement sur une petite crête.

   Nous avons mis 50 minutes pour arriver ici et nous nous équipons rapidement pour attaquer l'escalade le plus tôt possible avant le départ des cordées de pompiers.

 

    Et lorsque Charles démarre dans la première longueur - je l'ai désigné d'office pour grimper en tête car il sera plus rapide que moi ! - les six pompiers arrivent au pied de la voie.

    J'assure Charles avec une plaquette qu'il m'a prêtée car j'ai trouvé le moyen d'oublier mon "huit" ce matin sur la table de la salle de séjour, et, très rapidement, il arrive au relais. Il n'a mis qu'un point d'assurage dans cette longueur, autour du tronc d'un petit cade à mi-hauteur, mais il est vrai qu'elle est facile - du III inf. - et, assez rapidement, j'arrive au relais à mon tour.

    Je "merdouille" un peu avec la plaquette d'assurage que mon fils m'a prêtée car je n'ai pas l'habitude de me servir de cet appareil, et cela a le don d'agacer Charles - qui me le fait savoir ! - la patience et l'égalité d'humeur n'étant pas les qualités principales de mon rejeton !

    La deuxième longueur démarre par une petite traversée à droite suivie d'une sorte de dièdre que l'on gravit pour rejoindre le fil de l'arête. Rien de très difficile, c'est du III+, mais je suis tout de même obligé de m'employer un peu. Il faut dire que je manque un peu de "grimpe" en ce moment.

   Charles gravit ensuite une rampe ascendante facile puis, par une écaille et un passage assez aérien regagne le fil de l'arête qu'il escalade facilement. Tout cela ne dépasse pas le III mais c'est une escalade intéressante, en bon rocher, et les passages sont équipés de spits ou de vieux pitons ; il est rare d'avoir à ajouter quoi que ce soit pour s'assurer.

   Au-delà, un parcours horizontal sur l'arête, facile mais en rocher moyen, permet d'arriver au pied du ressaut sommital.

    Là, Charles fait une grande longueur, d'abord par le fil de l'arête, puis par une dalle délicate (IV+/V-) pour gagner un relais au pied des fissures de sorties. Cette avant-dernière longueur est magnifique, avec des passages très aériens. A l'origine, on passait d'ailleurs par la gauche mais l'équipement actuel en spits permet d'escalader directement l'arête ce qui est bien plus esthétique ! Seul le passage de la dalle, dans le haut, entièrement en adhérence sur les pieds peut poser problème ; mais il est bien équipé et l'on peut s'aider d'une dégaine posée sur un spit à droite. Nous ne nous en sommes pas privés !

   La sortie, en III, n'est qu'une formalité. Il faut juste veiller à la qualité du rocher qui est bien moindre dans ces fissures peu inclinées que dans les longueurs précédentes.

    Et à midi, nous arrivons sur la crête de Sainte-Victoire, à 995 m d'altitude légèrement à l'est du Grand Couloir. Nous avons mis à peine une heure trente pour gravir cette voie, ce qui est très honorable. Quant à nos pompiers, je ne les vois pas et j'ai l'impression qu'ils sont encore loin derrière. Mais je pense que, outre le fait qu'ils grimpent à deux cordées de trois, ils doivent se trouver en situation de formation et doivent donc passer pas mal de temps en explications d'ordre technique et en manoeuvres de sécurité.

    Après avoir rangé la corde, nous allons casser la croûte sous la crête, à l'abri d'un léger vent de nord-ouest, au sommet du Grand Couloir.

 

   Trente-cinq minutes plus tard, nous commençons la descente du Grand Couloir. Un jeune couple s'y est engagé tandis que nous terminions de manger et nous leur avons laissé de l'avance de manière à ne pas risquer de leur envoyer des pierres car ce couloir est dangereux à cause du risque de mitraillage par cailloux et blocs de toutes tailles !

     Mais je suis surpris de les voir obliquer à gauche au-dessus du premier  passage équipé d'une chaîne. A ma connaissance, il n'y a pas d'issue de ce côté-là, mais je ne connais tout de même pas Sainte-Victoire au mètre carré près et, après tout, ils doivent savoir ce qu'ils font !

    Lorsque nous descendons la première chaîne, nous apercevons nos pompiers dont la première cordée attaque le ressaut final tandis que la seconde arrive à l'épaulement au-dessus du premier ressaut. Si l'on tient compte du fait que nous avons pris plus d'une demi-heure pour déjeuner, nous avons plus d'une heure d'avance sur eux. Cela fait tout de même beaucoup...

  Cependant, nous ne nous faisons pas de souci car ce sont des professionnels et nous descendons tranquillement le deuxième passage "chaîné" puis la longue traversée descendante équipée d'un câble sur lequel nous nous auto-assurons au moyen d'une longe.

    Arrivés au pied du Grand Couloir, à peu près au niveau de l'attaque de notre arête, nous quittons casque et baudrier pour reprendre tranquillement le chemin du retour.

      Il est à peine quatorze heures lorsque nous sommes de retour à la voiture ; une affaire rondement menée, sans bavure ! Mais je dois dire que cet horaire rapide est essentiellement dû à l'efficacité de Charles, particulièrement à l'aise aujourd'hui dans son rôle de premier de cordée !

 
       Je lui propose d'aller boire un coup à Puyloubier, mais lorsque nous arrivons dans ce village, nous constatons que les deux seuls bistrots qu'il abrite sont fermés... Et c'est avec amertume que je me dis qu'il y a quelque chose de foutu dans le pays de France ! N'importe, nous boirons chacun de notre côté une bonne bière à notre santé respective, en souhaitant que celle-ci nous permette de grimper encore ainsi quelques bonnes années.

       Surtout d'ailleurs en ce qui me concerne !

 

Fiche technique :

 

Escalade

Montagne Sainte-Victoire

 

Horaire : 3 h 45 (1 h d'approche, 1 h 30 d'escalade, 1 h 15 de descente)

Altitude départ : 404 m

Altitude sommet : 995 m

Dénivellation : 591 m positive cumulée (100 m d'escalade)

Difficulté : AD+ (pas de IV+/V- maximum)

Matériel : Corde de 60 m suffisante, casque, 6 dégaines et 1 ou 2 sangles

Bon rocher dans l'ensemble.

Type d'escalade : extérieure, voie équipée (sauf la première longueur)

Topos : "Guide des Escalades de la Montagne Sainte-Victoire" par B. Amy, J-P. Bouquier et C. Cavallera, édition 1972 (épuisée) ou "Escalade en Pays d'Aix" par D. Gorgeon, P. Légier et E. Palomar

 

Période favorable : Toute l'année, sauf l'été.

 

Date de la sortie : 3 mai 2012

Météo : Beau temps, léger vent de nord-ouest

Participants : Charles et Marcel

 

Lien photographique :

 

https://picasaweb.google.com/vieuxloup52/ARETEDUGRANDCOULOIR030512#

Par chemins-de-traverse. Marcel Orengo
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Vendredi 4 mai 2012 5 04 /05 /Mai /2012 09:10

  

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Je pars ce matin avec une équipe inhabituelle : Francine qui n'a pas fait de montagne depuis un an, Jean qui est très peu habitué à la randonnée à raquettes, et Richard qui, arrivant de Guyane, est encore moins entraîné que ce dernier à ce genre d'exercice !

   Autant dire que l'équipe n'est pas extrêmement compétitivé ; aussi ai-je décidé d'un objectif modeste, la Tête du Vallon du Loup au-dessus de Seyne-les-Alpes, au nord de la chaîne de la Blanche, entre le Pic de Savernes et l'arrivée des remontées mécaniques de la station de ski de Montclar.

   C'est un sommet facile d'accès, mais il peut être assez long à gravir si la piste forestière du Col Bas n'est pas praticable à cause de l'enneigement.

   Mais aujourd'hui, heureusement, nous pouvons monter en voiture jusqu'à la cote 1847 à l'intersection avec la piste qui mène à la cabane de Font-Belle.

 

     De là, nous chargeons notre barda, ARVA, pelles, sondes, etc, car même si le risque d'avalanche est extrêmement limité aujourd'hui dans ce secteur, il est obligatoire, au moins moralement,  d'emporter ce matériel en milieu enneigé où l'on ne peut jamais considérer que ce risque est nul.

     Bientôt, nous atteignons la grande courbe avant laquelle se trouve le parking d'été. Nous aurions pu d'ailleurs monter jusque là en voiture, mais je n'étais pas certain que la piste fût praticable avec un véhicule normal. Nous amorçons ensuite une longue traversée vers le sud, toujours en suivant la piste, itinéraire balisé ne présentant aucune difficulté.

    800 m plus loin, j'hésite un peu à monter directement vers le Col Bas, mais les pentes, faiblement enneigées et encombrées d'éboulis sont raides et ne doivent pas être très agréables à remonter dans ces conditions où le sentier n'est pas visible. C'est un endroit qui, d'ailleurs, doit être assez avalancheux après de grosses chutes de neige. Je décide donc de faire le tour par la piste ; mes compagnons apprécieront que je ne leur inflige pas cette sévère montée en terrain inconfortable ! Et au demeurant il est tôt et nous avons tout notre temps !

     Sur le plan météorologique, ce n'est pas le grand beau temps : le ciel est assez couvert mais rien de très très menaçant. Nous devrions avoir le temps de mener à bien notre randonnée avant une éventuelle dégradation.

      Parvenus à la cote 2000, à peu près à l'aplomb de la source du Grand Clayonnage, la piste repart plein nord. Elle est toujours assez faiblement enneigée et seules quelques brèves portions nous obligent à patauger un peu dans une neige assez humide.

     Mais vers 2040 m, à peu de distance du Col Bas, nous devons les chausser car la neige devient plus profonde et le cheminement sera plus confortable.

      A cet endroit, le brouillard, peu dense cependant, nous enveloppe peu à peu. Je ne suis toutefois pas inquiet car l'itinéraire est facile à suivre, au moins jusqu'au col, et j'ai maintenant totale confiance en mon GPS dont je commence à maîtriser l'utilisation. J'ai pris la précaution, hier soir, de programmer ma route et nous devrions ainsi, le cas échéant, parvenir au sommet quelques que soient les conditions.

    Et bientôt, après un joli cheminement sur un chemin en balcon, où seules deux traversées au-dessus des couloirs d'éboulis qui barrent les pentes de temps en temps exigent un peu de prudence, nous débouchons au Col Bas, petite échancrure sur la crête, entre le Pic de Savernes et la Tête du Vallon du Loup.

 

    L'endroit ne manque pas de caractère. Il rappelle, en miniature, certains "pas" donnant accès au plateau du Vercors. Par brouillard épais, il ne doit pas être facile de s'y orienter, mais aujourd'hui, la visibilité approche les 200 m ce qui est suffisant pour se repérer correctement.

    Je "vise" tout d'abord une jolie cabane pastorale en direction nord nord-est, puis oblique nord nord-ouest pour contourner les pentes nord-est de la Tête du Vallon du Loup afin d'aborder l'ascension de celle-ci par son inclinaison la plus faible.

    Nous passons ainsi entre les deux premiers lacs du Col Bas, en veillant à ne pas nous trouver au-dessus de l'un d'entre eux car ils sont entièrement couverts de neige, pratiquement invisibles, mais je ne suis pas certain absolument que cette couche de neige et/ou de glace serait assez solide pour supporter notre poids !

    Ce plateau est rès beau, et nous avons la chance de voir le brouillard se dissiper peu à peu pour laisser la place à un bien agréable soleil ! Bientôt, nous pénétrions dans une forêt peu dense, gagnons la crête nord-ouest de la Tête du Vallon du Loup et la remontons par des pentes un peu plus soutenues pour atteindre enfin le sommet à 2239 m d'altitude (Il y a d'ailleurs une erreur sur le topo que j'utilisais pour cette sortie, "150 randonnées à raquettes dans les Alpes du Sud"de Jean-François Dao qui donne à ce sommet 2339 m).

   Le sommet lui-même n'est pas très beau, "orné" de deux très grandes antennes de télécommunication, mais la vue est bien dégagée à 360°. Et comme il y a là quelques rochers secs, nous décidons d'y casser la croûte ; il est midi moins le quart, c'est une heure raisonnable pour se livrer à ce cérémonial nécessaire !

 

    Le retour ne présente aucune difficulté. Nous reprenons exactement le même chemin qu'à l'aller, coupant simplement un peu plus directement à travers le plateau  en direction du Col Bas.

     Passé le col, nous gardons nos raquettes jusqu'à un point plus bas que celui où nous les avons chaussées, 2020 m environ, puis nous entrons à nouveau dans la forêt pour faire une nouvelle pause au grand virage que fait cette piste au-dessus de la source du Grand Clayonnage, précédemment nommée. Il y a là un banc sur lequel nous nous installons bourgeoisement quelques minutes. Nous constatons que des personnes peu scrupuleuses, passées manifestement peu avant nous, on allègrement dispersé alentour de nombreuses pelures d'oranges. S'il est vrai que ces pelures ne constituent pas en elles-mêmes une réelle pollution, leur dégradation naturelle se faisant en quelques mois sans conséquence néfaste pour la nature, elles constituent tout de même une "pollution visuelle" dont on peut se passer. Prenons donc l'habitude de ne pas jeter nos déchets n'importe où, quels qu'ils soient !

     Et bientôt, descendant tranquillement la piste suivi à la montée, accompagnés un moment d'un léger grésil, nous retrouvons ma voiture à 14 h. En tout et pour tout, avec la pause de midi et de nombreuses haltes, nous avons mis cinq heures et demi.

    Voilà qui nous laisse largement le temps d'aller boire un petit coup à Seyne-les-Alpes !

 

Fiche technique :

 

Randonnée à raquettes

Chaîne de la Blanche

 

Horaire : 4 h 15

Altitude départ : 1847 m

Altitude sommet : 2239 m

Dénivellation : 400 m positive cumulée

Distance : 9.8 km

Difficulté : Facile (à raquettes)

Matériel : Raquettes, ARVA, pelles, sondes, bâtons

carte : IGN au 1:25000 n°3439 ET

Topo-guide : 150 randonnées à raquettes dans les Apes du Sud, par Jean-François Dao.

 

Remarques :

 

On peut faire un joli circuit - mais assez long - en passant par le vallon de Provence, le Lac de l'Euve, le haut du vallon de l'Ambouin et la crête du Laveyret. C'est d'ailleurs le circuit décrit dans le topo-guide cité au-dessus.

On peut également faire l'ascension du Pic de Savernes (un peu plus haut, pentes plus raides).

 

Période favorable  : De mars à mai.

 

Date du parcours : 2 mai 2012, dans le cadre des sorties de "La Draio", le Groupe de Montagne de Peyrolles-en-Provence.

Météo : nuageux, un peu de brouillard, un peu de grésil à la fin

Neige : Peu abondante, lourde et portante.

 

Participants : Francine, Jean, Richard et Marcel.

 

Toponymie :

 

Seyne (-les-Alpes) : Sedena en 1147, d'une racine oronymique pré indoeuropéenne *sed- ou *set- signifiant "montagne".

 

Lien photographique :

 

http://picasaweb.google.com/vieuxloup52/TETEDUVALLONDULOUP020512#


    

 

  


Par chemins-de-traverse. Marcel Orengo
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Samedi 28 avril 2012 6 28 /04 /Avr /2012 11:05

IMGP2070.JPG* Avertissements : voir le 1er article de ce blog, "A même la Planète".

 

Randonnée VTT

 

Contreforts du Lubéron

 

Accès en voiture :

De Peyrolles, prendre la RD 96 (ex Nationale 96) en direction de Manosque.

Après avoir traversé le pont de Mirabeau, prendre à gauche la D. 973 vers Mirabeau, puis à droite la D. 198 en direction de Beaumont-de-Pertuis.

A l'entrée de ce village, dépasser la chapelle de N-D. de Beauvoir et laisser son véhicule sur le parking indfiqué à gauche.

(19 km, 25 min.)

 

Description (succincte) de la randonnée :

1- Sortir du parking et prendre à gauche puis à droite pour passer devant la mairie.

2- Continuer par la Dép. 42 puis prendre tout de suite à gauche une petite route qui longe le ruisseau de saint-Marcel (panneaux indicateurs, balisage jaune).

3- Longer ce ruisseau jusqu'à la propriété du Moulin puis monter peu après à gauche vers les Plaines (balisage jaune) par une piste qui s'élève en pente régulière (M2).

4- Suivre toujours le balisage jaune qui suit ensuite la crête des Plaines, longe une vaste zone dégagée le long d'une ligne à haute-tension puis redescend jusqu'à la RD 96 après être passé dans un tunnel sous la voie ferrée (cheminement facile, descente D1).

5- Suivre la RD 96 à droite (ouest- nord-ouest) puis prendre à nouveau à droite la Dép. 42 en direction de Beaumont-de-Pertuis.

6- 800 m plus loin, prendre à gauche la piste des Eburettes (indiquée, balisage jaune) qui monte jusqu'au sommet du même nom qui se fait en aller-retour (montée M2 régulière).

7- Continuer en suivant le tracé jaune direction nord nord-ouest. A une bifurcation (cote 391, prendre à gauche et descendre jusqu'à la Dép. 198 (descente D1/D2).

8- Suivre cette route à droite (nord-est) sur 500 m et prendre une piste à gauche à l'intérieur d'un virage à droite.

9- Remonter cette piste en pente douce qui suit un vallon encaissé et contourne la Colline Pointue par le sud.

10- 1300 m environ plus loin, prendre une piste à droite. Celle-ci monte assez raide (M3) jusqu'à un collet où elle tourne à angle droit vers le nord-nord-est. Cette piste est suivie par un GR.

11- 800 m après ce collet, quitter le GR pour prendre une piste à droite, vaguement balisée en vert.

12- Monter cette piste jusqu'à la chapelle Sainte-Croix d'où l'on a une vue très dégagée (montée M4 très soutenue, ou poussages).

13- Prendre le sentier qui démarre à droite d'une grande croix (panneau indicateur) et descendre jusqu'à la route départementale 42( descente raide et technique : D3 à D4 très soutenu ou poussages. Mettre impérativement pied à terre avant l'arrivée sur la route !)

- Revenir facilement au parking en suivant la route vers la gauche (nord).

 

Remarques :

Ne pas suivre les indications du topo-guide "VTT dans le Lubéron", rédigé par le Parc Naturel Régional du Lubéron, édition 1993 si on le possède, qui, dans le vallon qui contourne au sud la Colline Pointue fait passer par la ferme de l'Escarenne : c'est une propriété privée et l'accès y est interdit.

Prendre la piste que j'indique en 10.

 

On peut éviter la rude montée à la chapelle de Sainte-Croix en suivant le GR tout droit à partir du point 11 ; le circuit en est sensiblement facilité.

 

Fiche technique :

Distance : 20 km

Horaire : 2 h

Altitude départ : 370 m

Altitude maximale : 524 m

Altitude minimale : 244 m

Dénivellation : 550 m positive cumulée

Difficulté : Peu difficile dans l'ensemble, mais la fin est plus rude et plus technique ; ensemble V2/V3.

Carte : IGN au 1:25000 n°3342 OT

Topo-guide "VTT dans le Lubéron" du Parc Naturel Régional du Lubéron (EDISUD)

 

Période favorable : Toute l'année en évitant la période estivale.

 

Date du parcours : 27 avril 2012

Météo : temps nuageux assez chaud ; vent d'est modéré à forcissant.

Participants : Richard et Marcel.

 

Toponymie :

Escarenne (orthographié normalement "Escarène") : du provençal escarèna qui signifie "pente raide". C'est aussi le nom d'un village des Alpes-Maritimes.

 

Lien photographique :

 

https://picasaweb.google.com/vieuxloup52/CIRCUITDESPLAINESETDESEBURETTES270412#

 



Par chemins-de-traverse. Marcel Orengo
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Jeudi 26 avril 2012 4 26 /04 /Avr /2012 11:56

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  Nous sommes huit ce matin, au départ de l'Hôtellerie du Plan d'Aups pour une randonnée inédite : le parcours partiel d'ouest en est du sentier-balcon Marcel Estruch enchaîné par la partie supérieure de la Voie Gombault.

   L'an dernier, à la même époque, j'avais fait avec Armelle, Catherine, Colette, Odette, Bernard et Robert, le parcours intégral du sentier M. Estruch d'est en ouest, version classique. Aujourd'hui, pour varier les plaisirs, nous le parcourrons donc dans l'autre sens avec deux "rescapés" de l'an dernier, Colette et Robert, renforcés de Christine, une ex-collègue de boulot, Nadine, Denis, Pierre-Edouard et Patrick.

  C'est un groupe assez nombreux pour ce type de parcours mais mes compagnons sont tous dégourdis, ont le pied sûr et ne sont guère impressionnables. On peut donc se le permettre. En outre, nous avons emporté pas mal de matériel, au cas où...

   Cela étant, je déconseille formellement de s'embarquer sur ce genre d'itinéraire à plus de 7 ou 8 personnes, surtout s'il y a des débutants qu'il faudra assurer tout au long du parcours.

 

    L'approche, dans ce sens, est courte : il suffit de gagner les abords du col du Saint-Pilon, au niveau de l'avant-dernier virage et du dernier oratoire avant le col, où un petit cairn sur la gauche marque le départ du sentier.

    Il n'est pas très facile à suivre au début ; il faut bien repérer les cairns et l'on trouve ensuite le départ du balisage en pointillés jaunes. Cette partie ne pose aucun problème : nous cheminons sur une sente peu marquée dans une zone pierreuse au-dessus de la forêt, puis nous atteignons un petit gendarme rocheux sur le fil d'un éperon. Nous franchissons une petite brèche entre ce gendarme et l'éperon et, à partir de là, les difficultés vont commencer. On peut mettre le baudrier à cet endroit et s'équiper pour la suite. En ce qui nous concerne, nous nous contentons de mettre notre casque et continuons notre chemin.

 

    Le premier passage délicat est équipé d'une chaîne. Nous le franchissons à la descente ; l'arrivée, deux ou trois mètres plus bas s'effectue par un petit mouvement  pendulaire vers la droite, et elle est en léger dévers ce qui ne facilite pas les choses. Les premiers descendus se mettent à la parade pour les suivants et le passage est franchi sans problème particulier. Un peu plus loin, se présente une petite arête facile mais aérienne et très esthétique qu'il nous faut gravir. Puis nous arrivons à la chaîne qui équipe un mur de dix mètres qu'il va nous falloir descendre. Là, nous decidons de mettre les baudriers et d'assurer les moins aguerris d'entre nous. Denis, vieux briscard de l'Alpe, descend le premier après avoir passé la corde dans une broche à côté de l'ancrage de la chaîne : il assurera ainsi les autres du bas, "à la moulinette". Nadine descend à son tour, sommairement encordée à la taille, à tout hasard mais ce genre de passage n'est pas fait pour lui poser beaucoup de problèmes. Puis c'est le tour de Christine, qui est la moins expérimentée de notre groupe. Elle s'en sort très bien, efficacement assurée par Denis. Passent ensuite Colette, Patrick, Pierre-Edouard et moi-même. Enfin, "Robert-le-Preux" descend à son tour ; très à l'aise sur ce terrain, il n'a nul besoin d'assurage.

  Se présente ensuite un passage facile mais très exposé et délicat, équipé d'une chaîne qui pend verticalement au-dessus, fixée à un seul "spit" : ce genre d'équipement est assez "bricolé, et il convient d'être très vigilant !  Et un peu plus loin, commence le passage qui est peut-être le plus esthétique de tout le parcours : une traversée d'une trentaine de mètres sur une vire très étroite, aérienne, mais heureusement protégée par une très solide chaîne sur laquelle nous mousquetonnons une longe de façon à nous assurer, un peu comme dans une via ferrata. De cette façon, la traversée est effectuée dans de bonnes conditions de sécurité et tout le monde s'en sort fort bien.

   Peu après, nous décidons de faire la pause-déjeuner sur un replat herbeux qui domine tout le plateau du Plan d'Aups. Denis a eu l'excellente idée de porter jusqu'ici une très bonne bouteille de Château-Pigoudet, un vin de notre coin, près de Rians, et pour ma part, j'ai apporté un peu de café. Il ne manque que le génépy, mais peut-être vaut-il mieux rester sobres car nous n'en avons pas encore tout à fait fini avec les difficultés !

 

   Vers treize heures trente, nous repartons. Nous rencontrons d'abord un second passage équipé d'une chaîne verticale qui est également fixée à un seul "spit" et il nous faut être prudents car il est assez délicat d'attraper ladite chaîne pour faire l'enjambée qui permet de franchir ce passage. Le mouvement n'est pas très commode et il est lui aussi passablement exposé !

    Colette, Nadine, Robert et moi qui avons déjà fait ce parcours - plusieurs fois en ce qui me concerne - dans le sens est-ouest, nous accordons à dire qu'il est plus délicat en sens inverse - celui que nous avons choisi aujourd'hui - car presque tous les passages difficiles se font à la descente. Cette constatation nous est confirmée un peu plus loin où une cheminée de 3 ou 4 m de haut nous oblige à installer une corde. Lorsque nous avions franchi ce passage à la montée, personne n'avait eu besoin de corde.

   Mais ce dispositif rassure, et surtout simplifie les choses, même si son installation prend du temps : il vaut toujours mieux prendre quelques minutes pour équiper un passage que négliger cette précaution et "exposer la viande" !

   Et bientôt, après un cheminement plus facile sur des vires et des gradins terreux, nous croisons le balisage jaune de la Cheminée des Grimpeurs. De là, nous savons que nous n'allons pas tarder à atteindre le tracé noir de la Voie Gombault dont nous allons gravir la partie supérieure pour gagner les crêtes.

    En effet, cent ou deux cents mètres plus loin, nous rencontrons le balisage en question.

 

     Le départ n'est pas difficile : nous gravissons des gradins terreux et de petites dalles rocheuses, puis nous arrivons au pied d'un passage vertical très facile (cela ne doit pas dépasser le II !) mais que Denis, qui marche devant, équipe sagement d'une main-courante pour aider les moins entraînés d'entre nous. De cette manière, ce ressaut est facilement escaladé.

     La Voie Gombault effectue ensuite une assez longue traversée vers la droite ; nous revenons ainsi un peu sur nos pas, mais une vingtaine de mètres au-dessus du niveau du sentier Marcle Estruch. Une fissure-cheminée de 5 ou 6 m se présente ensuite ; c'est un passage d'escalade qui doit dépasser légèrement le II mais que tout le groupe franchit avec aisance. Il est vrai que depuis un bon moment, nous avons pris la mesure de ce genre d'exercice !

   Un dernier petit passage rocheux, et nous débouchons enfin sur le sentier qui passe juste sous le sommet des Béguines, une trentaine de mètres sous la crête.

 

     Là, nous sommes accueillis par un assez fort vent de sud-est qui nous oblige à "bâcher" un peu. Contrairement au projet initial qui était de traverser les crêtes vers l'est pour descendre par le Pas de l'Aï,  nous décidons de revenir par le col du Saint-Pilon. Ainsi, le parcours de la crête, très exposé au vent, en sera sensiblement raccourci ; au fond, le contrat est rempli : l'objectif était surtout l'enchaînement du sentier Marcel Estruch et de la Voie Gombault !

    Cependant, pour maintenir l'intérêt et le caractère sportif de la randonnée, nous suivons la crête "au plus près", abandonnant le GR qui passe plus bas sur le versant sud pour éviter les petits escarpements de la crête. Ce parcours n'est pas difficile mais plus joli et plus amusant que celui du GR.

     Bientôt, nous approchons du col du Saint-Pilon. Nous rencontrons peu avant un petit troupeau de chèvres dont l'une - qui aurait apparemment bien besoin d'être traite! - vient nous lécher les avant-bras, attirée sans doute par le sel de notre transpiration.

     Puis le col du Saint-Pilon est atteint. Une belle croix a été érigée assez récemment un peu à l'est, mais j'ignore la date exacte à laquelle elle a été posée là.

    Maintenant, la descente est facile. Nous décidons de revenir à l'hôtellerie par le GR, un peu plus rapide que le chemin suivi à l'aller, et il est presque 17 h quand nous retrouvons nos véhicules. Le vent forcit et le temps se couvre... je crois que nous avons choisi la bonne journée pour faire ce parcours en cette période de météo particulièrement instable !

 

Fiche technique :

 

Randonnée sportive

Massif de la sainte-Baume

 

Horaire : 5 h

Altitude départ : 669 m

Altitude sommet : 1148 m

Dénivellation : 750 m positive cumulée

Difficulté : P3, T3

Matériel : casque, baudrier, 2 ou 3 sangles et mousquetons, corde de 20 m

Carte : IGN au 1:25000 n° 3345 OT

Topo-guide des escalades dans la Sainte-Baume

 

Remarques :

 

Itinéraire délicat sur terrain assez complexe et comportant plusieurs passages très exposés, réservé à des randonneurs expérimentés et entraînés aux manipulations de corde. A ne pas entreprendre après une période de fortes pluies ou par temps de gel.

 

Période favorable :

 

De mars à octobre inclus par temps sec.

 

Date du parcours : 25 avril 2012, dans le cadre des sorties de "La Draio", le Groupe de Montagne de Peyrolles-en-Provence.

Météo : nuageux, assez fort vent d'est sur les crêtes.

Participants : Christine, Colette, Nadine, Denis, Patrick, Pierre-Edouard, Robert et Marcel

 

Toponymie :

 

Le sentier Marcel Estruch tire son nom d'un grimpeur des années 1930 qui avait trouvé la mort dans les Calanques peu après le premier parcours de cet itinéraire  nommé initialement "Balcon des sangliers".

Les Béguines : nom d'un ordre religieux féminin. Peut-être y a-t-il eu des représentantes de cette communauté à la Sainte-Baume...

 

Lien photographique :

 

https://picasaweb.google.com/vieuxloup52/SENTIERMARCELESTRUCHVOIEGOMBAULT250412#

 


Par chemins-de-traverse. Marcel Orengo
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