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9 août 2016 2 09 /08 /août /2016 09:17

    Après le Pic de Morgon gravi le 20 juillet dernier, nous sommes aujourd'hui face à lui, de l'autre côté du lac de Serre-Ponçon.

    Cela a commencé pour moi par un très agréable et confortable bivouac au lac de Saint-Apollinaire et les copains m'ont rejoint ce matin à 9 h pour l'ascension des aiguilles de Chabrières. J'en avais fait le tour en octobre 1994 avec une douzaine de personnes de "La Draio", mais une partie des gens qui m'accompagnaient alors n'étaient pas assez aguerrie pour gravir le sommet.

   Aujourd'hui, le groupe est moins nombreux mais surtout plus expérimenté. L'objectif est donc clair : le sommet !

 

    Au départ du très bucolique lac de Saint-Apollinaire, le sentier commence par grimper par une pente très forte, et comme je ne me sens pas dans une forme olympique, je prends un départ des plus prudent. Mais peu après le départ, après avoir croisé une piste, la pente est moins raide et par des lacets nombreux et serrés, nous parvenons sans peine à la maison forestière de Joubelle.

    Une courte pause, et nous reprenons notre montée à travers la forêt ; j'ai la satisfaction de constater que ma condition physique s'améliore et que, sans adopter un rythme effréné, j'avance d'un bon pas. Le sentier, toujours par des lacets assez serrés, est agréable et permet une ascension rapide, à l'ombre, et à moindre fatigue.

    Bientôt, nous sortons de la forêt pour aboutir sur une crête au lieu dit le Serre du Mouton. Nous suivons cette crête vers l'ouest nord-ouest, d'abord par une pente très raide mais brève, puis par un sentier plus doux qui réserve des points de vue magnifiques sur la vallée de la Durance à notre gauche.

    Cheminant sur cette crête dégagée, nous parvenons d'abord au sommet des pistes de ski de la station de Réallon à la cote 2100 approximativement - nous étions d'ailleurs partis de cette station en 1994 - puis gagnons la table d'orientation de la Croix du Vallon un peu plus haut. Nous faisons une pause à ce magnifique belvédère d'où nous pouvons voir le sentier qui doit nous mener à la Brèche de l'Homme, face à nous, au milieu des Aiguilles de Chabrières, entre le sommet proprement dit à gauche et le Sommet de l'Homme à droite.

 

    A partir de là, le caractère de la randonnée va changer complètement et devenir plus alpin, dans un environnement rocheux, austère. On traverse d'abord un grand éboulis de pierrailles, puis on atteint le pied du couloir donnant accès à la Brèche de l'Homme. Ce couloir est raide mais le sentier est bien marqué et la progression n'est pas trop pénible. La Brèche est donc rapidement atteinte. Nous attendons Françoise un moment, et comme elle tarde à arriver et qu'elle a moins d'entraînement que nous, je l'appelle pour savoir où elle en est... et nous avons la surprise de la voir apparaître une quinzaine de mètres plus à gauche ! Un peu le "nez dans le guidon", elle avait pris un couloir secondaire, plus raide, qui aboutit à une autre petite brèche.

    L'équipe reconstituée, nous passons en versant nord, longeons le pied des escarpements des aiguilles, avec à notre droite en contrebas, un vaste lapiaz, étendue karstique entre les aiguilles de Chabrières et l'Oucane. Sans difficulté, nous parvenons à une vague bifurcation marquée par un gros cairn portant des marques de peinture vert fluo.

    Là, il nous faut abandonner le bon sentier balisé de points bleus pour monter tout droit à gauche en direction d'un rocher portant une marque de peinture jaune. Nous parvenons ainsi au pied de l'arête ouest des aiguilles et basculons sur le versant sud. Un système de vires sans difficulté mais étroites au-dessus des abrupts de la face sud traverse d'abord en biais vers l'est sud-est, puis monte brusquement plein nord par un couloir raide, très court.

 

   On arrive ainsi au passage de la "Chatière". D'après mon topo, on ne pouvait pas le franchir avec le sac à dos, mais il n'en est rien : si l'on s'y prend bien, en légère opposition sur les pieds, cette étroiture se passe sans problème. Il vaut mieux toutefois ne pas être trop corpulent !

    On débouche sur une vire un peu exposée, et, tandis que je continue mon ascension par des ressauts faciles mais assez raides, un couple engagé dans la descente semble avoir quelques difficultés à désescalader la chatière ! Je me dis qu'il va nous falloir être vigilants, mais chaque chose en son temps.

    Quelques mètres encore et je débouche au sommet où m'attendent mes compagnons. Françoise nous rejoints peu après et, comme il fait très beau et qu'il n'y a pas de vent, nous décidons de manger au sommet ; d'ailleurs, il est exactement midi : c'est donc l'heure !

 

    Mais tandis que nous cassons la croûte, Françoise est soudain prise de crampes violentes dans les cuisses et Francine et Isabelle s'emploient aussitôt à essayer de la soulager. Mais ces crampes semblent tenaces et douloureuses ; après le repas, lorsque nous nous décidons à repartir, Françoise a pas mal de difficulté à se lever et à marcher. Cela commence à me préoccuper, car la descente est délicate et il vaut mieux être en pleine possession de ses moyens ! J'envisage un moment de faire le 112 pour appeler les secours, mais, en marchant un peu sur la plate-forme sommitale, Françoise a l'air d'aller mieux.

    Je lui recommande la plus extrême prudence et nous commençons donc la descente.

     Celle-ci ne présente pas de difficulté, en fait, mais elle est raide et assez exposée ; une chute pourrait avoir des conséquences désastreuses. Mais tout se passe bien : les crampes de Françoise se sont apparemment calmées, la chatière est passée sans encombres (très facile au demeurant) et les vires de la face sud sont également redescendues sans difficulté et assez rapidement.

    La suite de la descente ne présente aucune difficulté et Françoise s'en tire sans mal. Mais tandis qu'il faut remonter un peu pour gagner la table d'orientation, ses crampes reviennent à la charge et il lui faut s'arrêter pour remédier à la chose.

    Un moment, nous envisageons d'essayer d'appeler la station de Réallon pour nous envoyer une benne afin que Françoise puisse descendre dans la vallée par ce biais, mais elle nous affirme que tout ira bien et que c'est seulement quand il y a de petites remontées que, les muscles travaillant soudain différemment, ses crampes avaient tendance à revenir. Il suffira seulement de prendre son temps.

    Et de fait, la suite se déroule sans incidents, et même de manière assez rapide.

    Nous faisons une pause avant l'entrée dans la forêt, puis une autre, un peu plus longue à la maison forestière de Joubelle.

   Quelques tentatives de cueillette de fraises des bois, et il est 16 h 30 environ quanq nous arrivons au lac de Saint-Apollinaire. Comme je suis un peu pressé de rentrer au bercail, nos chemins se séparent ici, et je reprends ma route en direction de Peyrolles. Une belle randonnée au final, très spectaculaire et intéressante.

 

Fiche technique :

 

Randonnée en montagne

Massif de l'Embrunais

 

Distance : 11.3 km

Horaire : 4 h 45

Altitude départ : 1460 m

Altitude sommet : 2405 m

Dénivellation : env. 1000 m positive cumulée

Difficulté : P3, T1 (T2 pour la partie finale)

Matériel : Chaussures de montagne, bâtons

Carte : IGN au 1:25000 n°3438 ET

 

Randonnée réalisée le 6 août 2016 avec Christine, Francine, Françoise, Isabelle, Josiane, Alain, Michel et Marcel.

 

Météo : beau temps.

 

Période favorable : A éviter par temps de neige ou par verglas.

 

Toponymie :

Chabrières : lieu fréquenté par les chèvres.

 

Lien photographique :

https://goo.gl/photos/Whb9qGgd994dnNE78

 

 

 

 

 

 

Sortie de la "Chatière" à la montée, peu avant le sommet.

Sortie de la "Chatière" à la montée, peu avant le sommet.

chemins-de-traverse. Marcel Orengo
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24 juillet 2016 7 24 /07 /juillet /2016 17:12

   Nous nous étions dit que par ces temps de forte chaleur, un petit tour vers les cimes nous ferait le plus grand bien ! En l'occurrence, la cime en question est assez modeste : situé au-dessus de Savines-le-Lac, le Pic de Morgon ne culmine qu'à 2324 m, mais c'est un fier sommet, assez isolé, qui réserve des points de vue magnifiques. Il est en outre rapide d'accès depuis chez nous.

   Je l'ai déjà gravi deux fois : en novembre 1988 avec mon beau-frère Antoine et en décembre 1996 à raquettes ; ç'avait été cette fois-là une rude expédition ! C'était donc la première fois que j'en faisais l'ascension estivale.

   N'étant pas dans une forme reluisante, j'ai décidé de partir du parking du Grand Clot, le plus haut, afin d'assurer l'ascension du sommet par sa voie la plus courte ; ensuite, nous aurons le choix, au retour, entre une grande boucle passant par le sentier de Charance, la Fontaine de l'Ours et le sentier des Pyramides, ou le retour direct depuis le lac vers les Portes de Morgon, ce qui raccourcit le parcours de moitié.

   Mais en attendant, il nous faut monter en voiture la longue piste carrossable qui rejoint le Grand Clot, à 1660 m d'altitude, où nous arrivons à 8 h 15.

 

   Il y a déjà pas mal de monde au départ, cette randonnée, facile, étant une grande classique du coin. Il faut d'abord continuer à pied la piste qui mène vers les Portes de Morgon, parcours un peu monotone et relativement raide. Tout de suite, j'ai du mal à soutenir le rythme de mes amis et je reste prudemment à l'arrière ; en outre, il fait déjà chaud et les taons, nombreux, sont agressifs ! Nous arrivons cependant assez vite aux Portes de Morgon, au pied du cirque du même nom, un très bel endroit qui a beaucoup de caractère. Sur notre droite, vers l'ouest, on distingue le sommet marqué par une sorte de pilier. Il semble assez loin, mais c'est trompeur : il nous faut tout d'abord descendre dans le cirque de Morgon et atteindre la bergerie au pied des pentes orientales du pic, puis, par un sentier plus raide où mes amis me "lâchent" à nouveau, gagner l'antécime nord vers 2280 m d'où l'on découvre un point de vue remarquable sur Savines, le lac de Serre-Ponçon et la vallée de la Durance vers l'est.

   Après une courte pause, nous passons brièvement en face nord et regagnons la crête pour atteindre très vite le sommet. De là, la vue à 360° est remarquable et nous en profitons un bon moment car il est tôt. Cependant, mon état de forme est si médiocre que je dis à mes amis qu'il est peu probable que je fasse avec eux la version longue du parcours ; ils protestent évidemment avec force à ces propos défaitistes, m'affirmant qu'on prendrait notre temps car rien ne presse, qu'il fait grand beau, etc... Je me tiens coi, mais n'en pense pas moins !

 

  Nous effectuons la descente par la crête sud-est, qui est très agréable, sans difficultés particulières si ce n'est quelques passages rocheux un peu raides mais très brefs ; on ne peut pas vraiment parler de difficultés et le parcours de cette crête est superbe et permet de profiter pleinement d'une vue exceptionnelle.

   Bientôt, nous entamons une descente plus soutenue vers le cirque de Morgon et, après un parcours à peu près plat, atteignons le petit lac blotti au pied de la Baisse, près d'une sorte de kiosque de bois qui me rappelle ceux qu'on trouve en abondance à la Réunion. En l'occurence, il s'agit en fait d'une chapelle !

    Il ne reste pas grand chose de ce lac, même pas la moitié de son étendue normale, et il fait un peu pitié ! Mais l'endroit est agréable et nous décidons de faire la pause de midi à l'ombre de petits arbres au-dessus de la rive ouest du lac. Là, je confirme à mes amis mon intention de choisir la version courte de la randonnée et de rentrer directement vers les Portes de Morgon. Ils protestent évidemment à nouveau, mais je reste ferme sur ma décision : outre le fait que je vais inévitablement les retarder, je sais que le surcroît de fatigue ne me fera pas apprécier un retour plus long, avec une remontée assez pénible depuis la Fontaine de l'Ours en fin de parcours. En outre, je connais déjà ce chemin pour l'avoir parcouru - il y a fort longtemps il est vrai - avec Antoine. Je leur donne le topo de la suite de la randonnée et comme ils ont aussi une carte, que Christine a un GPS sur son téléphone et qu'ils savent bien s'orienter, je ne me fais aucun souci pour eux et les abandonne sans scrupules à leur sort !

   Vers 13 h 45, ils prennent donc la direction de la Baisse, après laquelle ils basculeront sur le sentier de Charance pour descendre jusqu'à la Fontaine de l'Ours puis remonter ensuite jusqu'à la voiture par le sentier des Pyramides. J'évalue le temps qui leur est nécessaire à deux heures et demi ou trois heures environ, ce sont de bons marcheurs.

 

  Quant à moi, je n'en ai que pour une heure à peu près pour redescendre et j'ai  tout mon temps. Je m'octroie donc une longue sieste à l'ombre des arbustes et ne tarde pas à m'endormir du sommeil du juste !

   Je suis réveillé vers 14 h 30 par le soleil qui a tourné et commence à me chauffer la tête. Tranquillement, je m'apprête à repartir lorsque je vois un monsieur assez âgé, accompagné de son épouse vraisemblablement, descendre vers le lac en portant sur ses épaules un petit épagneul. Arrivé au bord du lac, il dépose le chien qui va tout de suite se coucher dans l'eau fraîche.

   Au bout de quelques minutes, il repartent en tenant le chien en laisse, mais celui-ci, après quelques mètres, se couche à nouveau et refuse d'avancer.

    Je comprends que l'animal a un problème et je descends pour demander au monsieur ce qu'il se passe. Il me répond qu'il ne sait pas trop, que son chien a montré des signes de faitigue depuis la crête du Pic de Morgon et qu'il est un peu inquiet. Comme ce monsieur n'est plus tout jeune - moi non plus d'ailleurs ! - et que j'aime beaucoup les chiens, je lui propose de l'aider à porter son compagnon à quatre pattes jusqu'au parking du Grand Clot où ils ont laissé leur voiture.

 C'est donc en nous relayant pour porter Cador - c'est le nom du chien - que nous repassons les Portes de Morgon et redescendons la piste prise à la montée pour retrouver la voiture vers 15 h 30. Là, nous donnons à boire au chien et l'installons dans la voiture de ses maîtres, heureusement climatisée. Je me permets de leur conseiller d'emmener l'animal chez le vétérinaire à Embrun car il est possible qu'il souffre de déshydration ou d'un problème cardiaque. Il y a bien des années, la chienne de ma soeur, un magnifique Briard, est morte dans les Calanques un jour de septembre où il faisait très chaud. Le vétérinaire avait alors pensé qu'elle avait fait un arrêt cardiaque dû à l'épuisement. Je souhaite en tout cas à Cador, qu'il se remette vite de son coup de fatigue !

  Mes compagnons de rencontre ayant pris le chemin de la descente en voiture, je m'installe pour attendre mes cinq comparses qui ne devraient pas tarder à arriver.

   Et ils arrivent en fait à 16 h 15, mais par le haut, par un sentier débouchant au-dessus du parking alors que je les attendais de l'autre côté, montant de la piste. Apparemment, ils ont manqué un embrenchement ce qui leur a valu une fort rude montée en toute fin de parcours, suivie d'une descente très raide sur le parking ! Ils m'ont l'air assez éprouvés et je ne regrette pas d'avoir joué la prudence en rentrant directement. Au demeurant, ils sont ravis et le parcours, selon eux,  valait les efforts consentis.

   Maintenant, tandis que Christine, Josiane et Alain vont visiter l'abbaye de Boscodon, Armelle, Richard et moi prenons directement le chemin du retour vers nos terres de la Basse-Durance.

 

Fiche technique :

 

Randonnée en montagne

Massif de l'Embrunais

 

Distance : 17.5 km (parcours long), 11.3 km (version courte)

Horaire : 6 h 30 (version longue), 4 h 15 (version courte)

Altitude départ : 1660 m

Altitude minimale : 1560 m (version longue)

Sommet : 2324 m

Dénivellation : environ 1000 m positifs (version longue), 732 m (version courte)

Difficulté : P3, T1 (version longue), P1, T1 (version courte)

Matériel : chaussures de montagne, bâtons

Carte : IGN au 1:25000 n° 3438 ET

 

Randonnée réalisée le 20 juillet 2016 par Armelle, Christine, Josiane, Alain et Richard (version longue) et Marcel (version courte).

 

Météo : Grand beau temps, chaud.

 

Période favorable : toute l'année, mais à skis ou à raquettes l'hiver et au printemps, nécessite de bonnes conditions et c'est assez rude.

 

Toponymie :

Morgon pourrait venir de l'ancien occitan morga qui signifie "religieuse", mais aussi d'une racine celto-ligue *mor- qui a le sens de "monceau de pierres".

 

Photographies :

https://picasaweb.google.com/vieuxloup52 

 

 

Confluent des vallées de l'Ubaye à aguche et de la Durance à droite, depuisle sommet du pic de Morgon

Confluent des vallées de l'Ubaye à aguche et de la Durance à droite, depuisle sommet du pic de Morgon

chemins-de-traverse. Marcel Orengo
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29 février 2016 1 29 /02 /février /2016 17:23

*Avertissement : voir le premier article de ce blog : "A même la Planète".

 

Randonnée VTT

Contreforts Est du Luberon

 

Accès en voiture :

De Peyrolles, suivre la RD 96 en direction de Manosque jusqu'au pont  de Mirabeau. Traverser celui-ci et, immédiatement à gauche, se garer sur la petite esplanade à côté du site d'escalade du Pont de Mirabeau.

(9 km, 10 min.)

 

Description (Succincte) de la randonnée :

1) Suivre la route départementale 96 à gauche en direction de Manosque (aller voir au passage la chapelle Sainte-Madeleine dominant la Durance, sur la droite).

2) Descendre à droite et passer devant l'ancienne gare de Mirabeau, puis rejoindre à nouveau la RD. 96.

3) Continuer sur 300 m et prendre à gauche en direction de Mirabeau.

4) 50 m plus loin, entrer dans la propriété du Grand Logis et traverser celle-ci : le passage est aimablement toléré ; soyez discret et courtois.

5) Passer le portail, refermer celui-ci et continuer sur le chemin qui longe la voie ferrée en suivant un balisage jaune.

6) Longer des vignes puis, avant un tunnel sous la voie ferrée prendre à gauche.

7) Longer la plaine sur 1.2 km environ puis prendre à gauche pour monter par une large piste jusqu'à une ligne de crêtes (M2, montée régulière).

8) Arrivé sur la crête, prendre à droite un chemin plus étroit pour gagner le sommet des Eburettes tout proche.

9) Revenir sur ses pas et poursuivre nord nord-ouest ; à la bifurcation suivante, prendre la branche de droite et descendre ensuite jusqu'à la route départementale 198 (D2, assez raide dans le bas).

10) Suivre la route une vingtaine de mètre sur la droite puis prendre en face, à gauche, un sentier qui monte assez raide en trois lacets d'abord puis direction nord-ouest jusqu'à rejoindre GR 9 (M3/M4 soutenu).

11) Descendre en suivant le GR9, tourner à droite puis à gauche et monter direction nord-est jusqu'à une piste plus large (D2 puis M2).

12) Suivre cette piste, en partie bétonnée et très raide (M3/M4)  vers la droite sur 600 m environ.

13) La quitter pour un chemin plus étroit et raide qui part sur la droite en montée et rejoint très vite la ligne de crête aux abords du Sommet de sainte-Croix.

14) Poursuivre vers l'est jusqu'à la chapelle Sainte-Croix.

15) Suivre le tracé jaune qui descend vers l'est jusqu'à la départementale 198 (descente raide et délicate, D3/D4 soutenu).

16) Aller voir en suivant la route à gauche la chapelle Notre-Dame-de-Beauvoir, puis revenir sur ses pas, franchir le col des Campanettes (non indiqué sur le terrain) et continuer par la D. 198 en descente. Après une grande épingle à cheveux à droite, puis un virage à gauche, on arrive à un espace dégagé au bas de la descente.

17) Prendre la piste qui part à gauche et qui longe un grand champ, direction sud sud-est. Suivre cette piste (ravin des Boulettes) jusqu'à la route départementale 42 au niveau des Dorgons.

18) 500 m plus loin, prendre un chemin à droite qui va rejoindre celui pris à l'aller le long de la voie ferrée. Le suivre en sens inverse jusqu'à rejoindre la D. 96.

19) Suivre désormais celle-ci jusqu'au pont de Mirabeau.

 

Fiche technique :

 

Distance : 21.3 km

Horaire : 2 h 30

Altitude minimale : 240 m

Altitude maximale : 517 m

Dénivellation : 460 m positive cumulée

Difficulté : Assez difficile ; ensemble V2+

Carte : IGN au 1:25000 n°3342 OT

 

Parcours effectué le 29 février 2016 par Marcel.

Météo : Couvert à nuageux, temps doux.

Période favorable : Printemps et automne ; prudence en période de chasse.

 

Lien photographique :

 

https://picasaweb.google.com/vieuxloup52/CIRCUITDESEBURETTESETDESAINTECROIX290216#

 

 

Le parcours : sens horaire   et              Beaumont-de-Pertuis depuis Sainte-Croix
Le parcours : sens horaire   et              Beaumont-de-Pertuis depuis Sainte-Croix

Le parcours : sens horaire et Beaumont-de-Pertuis depuis Sainte-Croix

chemins-de-traverse. Marcel Orengo
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14 décembre 2015 1 14 /12 /décembre /2015 14:48

  Il est 8 h 45 lorsque nous arrivons au point de départ de la randonnée prévue aujourd'hui, le Puy de Rabou, au-dessus du village éponyme.

  Il fait frais, mais grand beau temps ; tout laisse donc présager une journée réussie. Dès le départ, au niveau de l'oratoire sainte Roseline, nous nous séparons en deux groupes : Richard - qui a quelques problèmes de tendon d'Achille - et Patrick qui se fait du souci pour le "passage aérien" annoncé sur le sentier des Bans décident de monter par le sentier menant directement à la crête de l'Escout, tandis qu'Armelle et moi optons pour la "version longue" via le sentier des Bans. Nous nous retrouverons au niveau de la crête vers la cote 1500, voire au sommet.

   Nous nous engageons donc sur le sentier des Bans qui remonte à altitude constante la rive gauche des gorges du Buëch, environ 200 m au-dessus de la rivière. Le cheminement est aisé, en pente douce, et notre allure est rapide ; très vite, le soleil commence à chauffer et la vue sur le Pic de Bure, bien éclairé par la lumière matinale, droit devant nous, est magnifique. J'ai tout le loisir d'admirer l'imposant "Pilier Desmaison" à l'est du sommet de cette fière montagne.

   Bientôt, le sentier commence à descendre doucement et nous atteignons les "passages aériens" prudemment annoncés dans le topo ; comme je m'en doutais un peu, il n'y a là rien de bien méchant : certes, le chemin taillé dans la roche domine le Buëch d'un important à-pic, mais il est large, sans aucune difficulté et il n'y a pas la moindre raison de tomber ici, par temps correct bien entendu. En cas de neige, c'est sans doute beaucoup plus délicat, mais rien à craindre aujourd'hui de ce coté-là !

   Après quelques spectaculaires passages en corniche, le sentier descend franchement en deux grands lacets et nous perdons ainsi une centaine de mètres qu'il faudra bien remonter plus tard !  Un peu plus loin, nous traversons une large zone d'éboulis assez raide où le sentier, là, est très étroit. Heureusement, le sol est  meuble et permet des appuis sûrs, et c'est sans encombres que nous franchissons ce passage réputé délicat.

  Je me dis que Patrick aurait pu sans problèmes venir avec nous, mais la lecture du topo l'avait un peu inquiété. Il ne faut jamais se laisser impressionner par une description d'itinéraire : rien ne vaut l'impression qu'on s'en fera de visu !

  Ensuite, le sentier continue par des successions de petites montées et descentes, bordé maintenant par une rampe métallique installée là sans doute pour sécuriser le passage en cas de gel ou de neige, jusqu'à ce que nous parvenions à une bifurcation à l'altitude de 1160 m.

   Ici s'achève le Sentier des Bans ; un poteau indicateur se trouve là, et nous prenons la direction de Rabou par un sentier qui s'engage à droite dans le large vallon de l'Escout. Par une pente régulière et un chemin confortable, nous entrons ainsi vers l'est dans le bois de l'Escout et, après un large crochet, revenons direction sud-ouest pour atteindre la ligne de crête où nous devrions rejoindre nos amis.

   Patrick a d'ailleurs essayé de me joindre par téléphone mais son message est inaudible. Je le rappelle donc et lui laisse à mon tour un message lui annonçant notre arrivée imminente au point de rendez-vous supposé.

  Mais point de trace ici de nos amis qui, vraisemblablement arrivés bien avant nous car leur itinéraire était beaucoup plus court, ont sans doute décidé de poursuivre plus avant et c'est probablement ce que Patrick a voulu me dire par téléphone.

 

   Nous laissons donc sur notre droite le chemin emprunté par nos amis et poursuivons à travers bois, légèrement en contrebas de la ligne de crête, au nord de celle-ci, en direction du col du Ferlieu.

  Après une zone plus dégagée nous parvenons au col en question, vaste selle herbeuse entre le Pic Melette et le Puy de Rabou où nous apercevons enfin Patrick et Richard en train de gravir directement la pente au sud du col par une sente peu marquée mais apparemment balisée.

   Mais comme mon topo préconise de poursuivre un peu en direction du sud-est avant de commencer à grimper vers le Puy de Rabou, nos amis nous rejoignent et nous continuons ensemble vers une raide ravine qu'il s'agit de traverser.

  Là, nous croisons un monsieur que la raideur de la pente a fortement impressionné et qui a fait demi-tour tandis que son épouse, sans doute plus aguerrie, a franchi le passage.

   A l'évidence, c'est le plus délicat de la randonnée et le topo n'y fait aucune allusion ! Il n'y a plus vraiment de sentier, seulement quelques vagues traces de pas et le sol très sec, dur, ne favorise pas une excellente adhérence. Armelle et moi, habitués à ce genre de terrain, savons qu'il ne faut pas "pinailler" dans ces passages plus impressionnants que difficiles, et qu'il faut enchaîner les mouvements sans trop se poser de questions. Aussi franchissons-nous rapidement cette ravine.

   Mais quand on n'y est pas accoutumé, c'est plus facile à dire qu'à faire ! Patrick quant à lui, s'engage prudemment, mais avance doucement, sans s'arrêter, et franchit le passage sans encombres.

   C'est un peu plus compliqué pour Richard qui, sans doute aussi gêné par ses douleurs au tendon d'Achille, hésite davantage. Mais une fois qu'il se trouve au milieu de la ravine - celle-ci ne fait qu'une trentaine de mètres de large - il se rend bien compte qu'il serait encore plus délicat de faire demi-tour et poursuit tant bien que mal sa traversée pour nous rejoindre sans dommages.

   Un peu plus loin, nous rencontrons le sentier décrit dans notre topo qui grimpe dans la forêt pour gagner le sommet du Puy de Rabou.

     Et là, je ne comprends pas trop la logique de ce topo. Car par une montée en diagonale sur  du terrain très raide, rendu particulièrement glissant par le tapis de feuilles qui recouvre notre sente, nous arrivons après un cheminement désagréable au point où s'étaient engagés Patrick et Richard quand nous les avons rejoints ! Autant donc monter directement par là plutôt que de traverser cette ravine assez délicate et de s'infliger ensuite une séance de patinage sur feuilles mortes aussi pénible qu'inélégante !

   Ensuite, la montée, directement dans la pente, quoique raide, est plus commode. Nous croisons le monsieur qui a fait demi-tour avant la ravine et qui cherche maintenant à rejoindre son épouse par la forêt. Il n'a pas l'air vraiment à l'aise, et même franchement inquiet ! Je le rassure en lui certifiant que le terrain n'est pas vraiment dangereux dans la forêt - ce qui est exact - et qu'il peut à la limite faire une partie du voyage sur les fesses, son pantalon et sa dignité dussent-ils en souffrir un peu. Je lui recommande simplement de bien appuyer sur la droite pour rejoindre le sentier au-delà de la ravine, sans quoi il pourrait bien succomber au désespoir !

   Nous sommes maintenant sur la crête sommitale du Puy de Rabou. Il n'y a plus qu'à suivre celle-ci, d'une raideur raisonnable, en direction du sud-ouest sur environ 400 m pour atteindre le sommet.

   Celui-ci est un remarquable belvédère. La vue, à 360°, est très étendue et la visiblité est excellente. Qui plus est, la température est douce ; nous pouvons casser la croûte au sommet  et nous y attarder un bon moment ce qui n'est pas courant à la mi-décembre.

  

  Puis nous entamons la descente. Richard que son tendon d'Achille fait souffrir de plus en plus, redoutait d'avoir à redescendre par  la forêt et son terrain très raide et glissant pour rejoindre le sentier comme l'indique le topo. Mais Patrick, arrivé le premier au sommet,  a vu qu'il était possible de poursuivre facilement par la crête herbeuse en direction du sud-ouest vers une bergerie qu'on aperçoit 200 m de dénivelé en contrebas.

   Il y a même des cairns qui jalonnent le cheminement et c'est très facilement que nous descendons par ces pentes d'alpage raides mais sans danger ni difficultés pour atteindre la bergerie du Puy, manifestement très récemment construite à proximité d'une ruine. De là, un chemin toujours raide nous permet, par une descente soutenue qui met les cuisses à rude épreuve - en tout cas pour moi ! - de rejoindre assez rapidement le sentier venant du col du Ferlieu, décrit dans notre topo.

   Un dernier effort en coupant les lacets du chemin et nous arrivons à l'oratoire sainte Roseline puis à la piste qui nous ramène à la voiture.

   Il est quinze heures. La randonnée a été assez rapidement bouclée et il ne fera pas encore nuit quand nous serons de retour à Peyrolles !

 

Fiche technique :

 

Randonnée en montagne

Massif du Gapençais

 

Distance : 11.3 km

Horaire : 5 h

Altitude départ : 1180 m

Altitude minimale : 1150 m

Altitude sommet : 1834 m

Dénivellation : 887 m positive cumulée

Difficulté : P2, T1 (quelques passages demandent de l'attention)

Matériel : Chaussures de montagne, bâtons

Carte : IGN au 1:25000 n° 3337 OT

 

Randonnée réalisée le 12 décembre 2015 par Armelle, Patrick, Richard et Marcel dans le cadre des sorties de "La Draio", Groupe de Montagne de Peyrolles-en-Provence

Météo : Grand beau temps ; pas de neige.

Période favorable : toute l'année, mais en cas de neige, le sentier des Bans est à éviter (piolet indispensable dans ce cas)

 

Toponymie :

Rabou vient du franco-provençal et signifie "raboteux, inégal"

 

Lien photographique :

https://picasaweb.google.com/vieuxloup52/PUYDERABOU121215#

 

 

Le Pic de Bure vu du sommet du Puy de Rabou

Le Pic de Bure vu du sommet du Puy de Rabou

chemins-de-traverse. Marcel Orengo
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13 septembre 2015 7 13 /09 /septembre /2015 11:46

    Nous avons eu un peu de mal à atteindre la cote 2350 en voiture sur la piste qui monte de la vallée de la Durance à la bergerie de l'Alp. Rester pratiquement en première tout le long de cette montée par endroits assez raide a un peu essoufflé le moteur, et il était temps que nous arrivions !

    Comme nous sommes tout près du bout de la piste, Charles décide de garer sa voiture sur un replat à environ 800 m de la bergerie ; un troupeau de moutons se trouve de toutes façons au beau milieu  et autant ne pas le déranger.

    Pour cette raison également, nous partons droit vers l'est à travers les pentes et coupons un grand lacet de la piste. Ça raccourcit, mais c'est raide et je trouve le départ un peu brutal ! Mais nous rejoignons assez vite la piste et, par un cheminement confortable, atteignons la jolie bergerie de l'Alp à environ 2400 m d'altitude.

    De là, longeant approximativement le torrent de l'Alp par sa rive droite, nous suivons un agréable sentier qui, par des pentes douces entrecoupées de petits raidillons, nous conduits jusqu'au col de Rougnoux à travers un paysage agreste particulièrement reposant. Le temps est magnifique et nous cheminons sans hâte sous une véritable "tempête de ciel bleu" jusqu'à un vaste replat aux abords du col depuis lequel la Tête de Vautisse, notre objectif du jour, est bien visible et assez proche, dressant devant nous les pentes raides et pierreuses de sa face est.

   Charles et Florent se mettent en quête de génépi sur des rochers à notre gauche, mais la saison est maintenant très avancée, l'été a été chaud et sec, et nous pressentons que la récolte - un des buts de notre visite dans ce secteur - sera maigre. Les brins de génépi qu'ils trouvent sont en effet bien fanés et ne méritent pas qu'on les cueille.

   Nous poursuivons donc notre marche vers la Tête de Vautisse et atteignons bientôt le pied de la face est. Mes jeunes compagnons vont la gravir directement, dans l'espoir de trouver là un génépi acceptable, et j'ai quant à moi un moment d'hésitation ; Florent m'indique un moyen de traverser vers la gauche pour rejoindre l'arête sud-est car je crains que mes vieilles jambes me trahissent, mais au fur et à mesure que nous nous approchons du pied de la face, je me rends compte que la pente, bien que fort raide, semble moins redoutable qu'il n'y paraissait. Je décide donc de suivre Charles, Florent et Rémi droit dans la pente.

   Celle-ci s'avère toutefois fort abrupte ! Mais les pierres qui la recouvrent sont relativement stables et, tout doucement, sans efforts excessifs, je m'élève le long de cette face à la suite de mes compagnons qui se sont à nouveau mis à la recherche de génépi. Mais celui-ci est toujours aussi fané et nous rentrerons bredouilles de cette quête un peu trop tardive.

   Bientôt, nous atteignons une zone moins raide et, peu après, nous rejoignons le sentier de l'arête. Curieusement - peut-être est-ce simplement le résultat d'une accumulation de fatigue - il me paraît plus pénible que la montée dans la face est, et c'est les jambes un peu molles que je rejoins Florent et mes deux fils au sommet de la Tête de Vautisse.

   La vue du sommet est très étendue : on aperçoit le Mont Ventoux au sud et le Mont-Blanc au nord. Il fait toujours grand beau temps et nous décidons de casser la croûte au sommet pour profiter du magnifique panorama offert par cette haute montagne dont la position isolée fait un remarquable belvédère.

 

   Pour la descente, nous suivons l'arête nord qui, rapidement, nous amène à un vague col d'où nous descendons directement en direction du lac Etoilé - du moins ce qu'il en reste ! - pour rejoindre le sentier pris à l'aller.

   De là, une succession de petits vallonnements met les jambes à assez dure épreuve jusqu'à ce que nous arrivions sur un vaste replat d'alpages vers la cote 2620 où nous faisons une petite pause, couchés sur l'herbe moelleuse, le nez sous le grand ciel bleu.

    Nous sommes alors frappés par le silence presque absolu qui règne en ces lieux ; on en ressent une extraordinaire sensation de bien-être, très reposante, si forte qu'elle m'a inspiré un petit poème qu'on peut retrouver sur mon blog de poésie à l'adresse suivante : http://mots-de-coeur.over-blog.com/

  Puis nous reprenons tranquillement notre descente pour retrouver la bergerie de l'Alp puis la piste qui nous ramène facilement à notre point de départ.

   Il ne reste alors qu'à redescendre cette interminable piste en voiture avant de regagner Les Vigneaux où Florent nous offre une "mousse" bien méritée, et de remonter vers notre campement d'Ailefroide où nous avons tant de bons souvenirs.

 

Fiche technique :

 

Randonnée en montagne

Massifs de l'Embrunais / Ecrins

 

Distance : 13 km

Horaire : 4 h 30

Altitude départ : 2350 m

Altitude sommet : 3156 m

Dénivellation : 820 m positive cumulée

Difficulté : P3, T1

Matériel : chaussures de montagne, bâtons

Carte : IGN au 1:25000 n° 3437 ET

 

Ascension réalisée le 6 septembre 2015 par Charles, Florent, Rémi et Marcel.

Météo : grand beau temps.

Période favorable : juin à octobre.

 

Toponymie : Vautisse vient de l'ancien provençal alpin "voltitz" ou "voutitz" qui signifiait "courbé", "arqué" (Peut-être une référence à l'attitude que l'on a lorsqu'on y grimpe !)

 

Lien photographique :

 

https://picasaweb.google.com/vieuxloup52/LATETEDEVAUTISSE060915#

 

Début de la descente par l'arête nord de la Tête de Vautisse.

Début de la descente par l'arête nord de la Tête de Vautisse.

chemins-de-traverse. Marcel Orengo
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11 août 2015 2 11 /08 /août /2015 10:23

    Ce matin, par une forte chaleur malgré l'heure encore matinale, nous partons de la station d'Orcières-Merlette avecc des objectifs encore non établis définitivement : en fonction de notre condition physique et des conditions météo - une tendance orageuse est annoncée - nous nous contenterons de rejoindre le Grand Lac des Estaris ou pousserons jusqu'au col de Fressinières, ou encore jusqu' au Roc Diolon.

   Je suis accompagné aujourd'hui de Francine, Josiane et Alain, et de mon fils Rémi.

   Facilement, par des pentes douces, nous quittons la station et traversons un petit ravin pour atteindre les chalets du Forest des Estaris en suivant un balisage jaune.

    Peu après, le sentier contourne les escarpements de Jujal et rejoint une piste plus large que nous suivons jusqu'à une intersection où le sentier balisé se divise en deux branches. J'hésite un peu sur la direction à prendre puis me décide à continuer sur la piste vers le nord-ouest qui me semble monter plus modérément.

    Laissant le lac de Jujal sur notre droite, nous gagnons ainsi les chalets de Roche Rousse où se trouvent de curieux petits édifices coniques dont nous saisissons mal l'utilité. L'endroit est malheureusement un peu gâché par le réseau dense de remontées mécaniques mais nous nous en éloignons assez vite pour atteindre le lac des Sirènes. De là, nous rejoignons facilement le lac Profond à la cote 2470 où, à cette altitude seulement, la chaleur devient moins forte.

     Un dernier petit verrou rocheux suivi d'une légère descente nous conduits au Grand Lac des Estaris, un des buts présumés de notre excursion. Comme le temps semble se maintenir au beau, que le col de Freissinières ne se trouve qu'à moins d'un kilomètre et à seulement 200 m de dénivelé, nous décidons de poursuivre jusque là. La suite se présente sous la forme d'une large combre d'éboulis parfois un peu raide, et pour ma part, je suis en piètre condition physique et c'est bon dernier et le pas lourd que j'atteins le col en question à 2782 m.

 

    Il n'est pas encore midi et, malgré quelques nuages qui montent du nord-est, je propose à ceux qui s'en sentent l'énergie de pousser jusqu'au sommet du Roc Diolon qu'un bon sentier permet manifestement de gravir sans trop de difficulté.

  Francine et Rémi décident d'y monter, ce qui permettra d'afficher un nouveau 3000 à leur tableau de chasse (3071 m, très exactement). Pour ma part, je ne me sens pas la forme suffisante pour les suivre et Alain décide de rester avec Josiane qui manque un peu d'entraînement.

   Pendant que nos comparses grimpent rapidement vers le sommet, nous mangeons un petit morceau en les attendant et, comme un léger vent s'est levé, nous devons enfiler une petite polaire, ce qui n'était plus arrivé depuis bien longtemps par ces temps de canicule !

   Puis, pour tuer le temps, nous décidons d'aller à leur rencontre et commençons donc à gravir le confortable sentier qui conduit au Roc Diolon. je regrette alors de ne pas m'être décidé à y monter aussi car, avec une dizaine de minutes de repos et en prenant mon temps, j'aurais pu venir à bout de cette dernière difficulté. J'ai été un peu fainéant sur ce coup !

    Arrivés à la cote 2956 au-dessus de Rochebrune, nous voyons Rémi arriver - il a gravi le sommet à très vive allure, mais ses 26 ans y sont pour quelque chose ! - suivi à quelque distance de Francine. Nous redescendons au col où nous restons encore un moment pendant que Francine et Rémi se restaurent à leur tour puis entamons la descente.

 

   Le ciel commence à se couvrir de nuages sombres, mais pour l'instant rien de bien menaçant et j'ai bon espoir de rejoindre la station de Merlette avant un éventuel orage. Nous repassons ainsi près du Grand Lac des Estaris, du lac Profond et du lac des Sirènes.

   Là, nous décidons de quitter la piste prise à la montée pour descendre plus directement en direction de la cabane du Gouroud et de passer par le lac de Jujal pour rejoindre plus bas le sentier au-dessus des chalets du Forest des Estaris, peu avant le chalet Joubert. C'est un choix judicieux car l'itinéraire est plus intéressant et plus rapide qu'à l'aller. Plus raide aussi, c'est pourquoi il était finalement logique de réaliser le parcours dans ce sens.

   Lorsque nous arrivons au Forest des Estaris, le ciel s'est entièrement couvert et l'orage gronde sur les sommets alentours, notamment au-delà de Prapic, vers le Petit Pinier et, plus au sud, au-dessus du Mourre Froid.

   Mais l'arrivée est proche maintenant : juste une petite remontée après la traversée du ravin et nous retrouvons ma voiture alors que les premières gouttes de pluie commencent à tomber.

     Il est 15 h 40. Encore une jolie randonnée à mettre à notre actif, et bien optimisée au niveau météorologique !

 

Fiche technique :

 

Randonnée en montagne

Massif du Champsaur

 

Distance : 16 km

Horaire : 5 h 15

Altitude départ : 1870 m

Altitude minimale : 1830 m

Altitude maximale : 3071 m (2956 m pour Josiane, Alain et Marcel)

Dénivellation : 1261 m (1126 m pour les susnommés !)

Difficulté : P3, T1

Matériel : chaussures de montagne, bâtons

Carte : IGN au 1:25000 n° 3437 ET

 

Ascension réalisée le 21 juillet 2015 avec Francine, Josiane, Alain, Rémi et Marcel.

Météo : beau temps chaud puis couvert et orageux ; quelques gouttes de pluie à l'arrivée.

Période favorable : juin à octobre (classique à ski de randonnée).

 

Lien photographique :

 

https://picasaweb.google.com/vieuxloup52/COLDEFREISSINIERESROCDIOLON210715#

 

 

 

Le lac Profond, 2470 m

Le lac Profond, 2470 m

chemins-de-traverse. Marcel Orengo
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30 juin 2015 2 30 /06 /juin /2015 17:19

   Après une agréable soirée passée chez nos amis de Jausiers, Nicole et Jean-Pierre C., nous voilà ce matin au départ de l'ascension de la Tête de Fer. Nous démarrons de la piste de ski de fond en contrebas de la route du col de Larche, à la hauteur de Maison Méane.

   Nous commençons par suivre le sentier qui s'élève rapidement dans le bois de Roche Longue et nous pouvons constater les dégats causés par la tordeuse du mélèze, cette chenille parasite qui a pour effet, par une réaction de défense des arbres, de faire jaunir les aiguilles de mélèzes.

 

    Je trouve pour ma part le rythme un peu rapide d'entrée de jeu, mais il faut dire que mon entraînement est assez déficient ! Très vite, nous atteignons le ravin de Courrouit, traversons le ruisseau et en remontons la rive gauche pendant près de trente minutes avant de repasser rive droite. Il y a deux ans, j'avais suivi partiellement ce chemin avec Richard mais nous étions ensuite montés au Pas du Vallon Bernard. Aujourd'hui, nous allons vers la cabane de Courrouit et, peu de temps après avoir franchi le ruisseau, nous sommes assaillis par des nuées de mouches particulièrement exaspérantes !

    Ainsi escortés par ces importuns diptères, nous arrivons à la cabane susnommée où nous nous accordons une courte pause. Pas de troupeau dans ce secteur, et donc pas de "Patous" ; nous sommes  tranquilles de ce côté-là.

    Jean-Pierre qui connaît sa vallée comme sa poche, décide de monter directement vers la gauche du rocher de Château Lombard ; l'avantage est que nous y serons à l'ombre - le soleil commence à cogner dur - et que les mouches serons moins nomnbreuses.

    En effet, remontant un petit vallon parsemé de rares névés, ces insectes nous accordent un court répit jusqu'à l'entrée des vastes et belles pelouses qui s'étendent jusqu'au Pas de Terre Rouge au pied de la Tête de Fer.

   Le cheminement est facile et serait très agréable sur ce terrain dégagé sans le harcèlement des mouches qui, je l'avoue, gâchent un peu le plaisir.

    Peu avant le Pas de Terre Rouge, mes camarades qui marchaient devant moi s'arrêtent, et comme je les rejoins, je constate que Jean-Pierre est en train de rafistoler une des chaussures de Francine dont la semelle s'est complètement décollée au devant. Avec une lanière, il parvient à cacher la misère mais il faudra la resserrer régulièrement et la randonnée est loin d'être terminée ! Francine est assez en pétard car il s'agit de chaussures pratiquement neuves et le terrain, jusque là, n'a pas été spécialement agressif.

   Après cette réparation de fortune, nous attaquons les dernières pentes nord-ouest de la Tête de Fer, très raides et soutenues, et je commence à sentir mes jambes un peu lourdes ! Alain est loin devant et affiche une belle condition physique tandis que Francine grimpe vaillamment malgré le handicap de sa semelle baladeuse. Il est exactement dix heures dix lorsque j'atteins le sommet et je commence à ressentir de légères contractures sous les cuisses ; j'espère que les crampes ne vont pas se mettre de la partie ! J'ai mis pour ma part un peu moins de trois heures pour gravir ce sommet ce qui, loin d'être un exploit, est tout de même honorable.

 

    Après la pause traditionnelle au sommet et la séance de photos commémoratives, nous commençons par descendre la crête nord nord-est pour rejoindre le lac Froid. Cette crête est sans difficulté mais la pente est assez raide et je recommande à Francine d'être très vigilante, car avec sa semelle qui bâille et son genou fragile elle est loin d'avoir les meilleurs atouts dans son jeu. Heureusement, c'est une solide marcheuse qui a de l'expérience et cette descente se déroule sans problème.

 Mais après le lac, il nous faut franchir une petite crête à l'est et continuer à descendre en direction du Pas du Chaie, passage très sauvage entre les vallons de Courrouit et de Tourtelle, au sud de la crête des Bals. Jusqu'à ce "pas", le terrain ne présente pas de difficulté notoire mais le couloir qu'il nous faut descendre vers le ravin de Tourtelle est particulièrement raide, caillasseux et très instable. Jean-Pierre doit aider Francine dans ce passage un peu délicat car l'état de ses chaussures - l'autre semelle est en train de rendre l'âme également - lui complique sérieusement la tâche.

   Heureusement, nous rejoignons sans encombres un bon replat herbeux sous la Têtasse où nous nous arrêtons pour la pause-déjeuner. A vrai dire, je n'ai pas grand faim et suis assez éprouvé par ce terrain rude, sans aucun sentier depuis la cabane de Courrouit et je me dis qu'il est urgent que je me refasse une condition physique ! Je me force tout de même à manger une salade de pâtes et une crème au chocolat et nous reprenons notre descente vers le nord.

    Le terrain est désormais plus facile, mais il reste assez raide et les hautes herbes masquent souvent des trous de marmottes ; il convient donc d'être vigilant pour éviter de se tordre une cheville. Dans des pentes soutenues, nous longeons les bords caillouteux d'un torrent à sec pour nous rapprocher du fond du ravin du Pis, puis entamons une longue traversée à flanc au-dessus de la cabane Lombard où nous apercevons un troupeau de moutons qui fait sa sieste à l'ombre et atteignons enfin un bon sentier qui nous conduits vers le bois du Brec.

   De là, il n'y a plus de difficultés et par une descente en biais à travers la forêt nous retrouvons bientôt notre véhicule six heures après notre départ.

   Jean-Pierre, toujours infatigable, sera à l'heure pour le "balletti" auquel il doit participer ce soir pour les fêtes de la Saint-Jean. Quant à nous, nous arriverons tôt dans nos terres de la Basse-Durance, après une belle - et rude - randonnée.

 

Fiche technique :

 

Randonnée alpine

Massif de l'Ubaye

 

Distance : 11.3 km

Horaire : 5 h

Altitude départ : 1720 m

Altitude sommet : 2883 m

Dénivellation : 1180 m positive cumulée

Difficulté : P3, T1/T2

Matériel : Chaussures de montagne, bâtons

Carte : IGN au 1:25000 n°3538 ET

 

Remarque :

Ce sommet est un grand classique à ski de randonnée.

 

Parcours effectué le 27 juin 2015 avec Francine, Alain et Jean-Pierre C.

Météo : beau temps chaud.

Période favorable : juin à septembre (prudence en cas de neige ou de glace)

 

Lien photographique :

 

https://www.picasaweb.google.com/vieuxloup52/TETEDEFER270615#

 

Le lac Froid, la crête des Bals et la haute vallée de l'Ubaye vus du sommet de la Tête de Fer.

Le lac Froid, la crête des Bals et la haute vallée de l'Ubaye vus du sommet de la Tête de Fer.

chemins-de-traverse. Marcel Orengo
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24 mai 2015 7 24 /05 /mai /2015 14:35

*Avertissements : voir le 1er article de ce blog, "A même la Planète".

 

Randonnée pédestre

Massifs du Haut-Var Occidental

 

Accès en voiture :

De Peyrolles, prendre la direction de Manosque par la D.96 et, au pont de Mirabeau, prendre à droite la D. 952 vers Saint-Paul-lèz-Durance ; continuer par cette route jusqu'à Vinon-sur-Verdon.

A Vinon, prendre la D. 8 à droite juste après le pont sur le Verdon et la suivre jusqu'à St Julien. Se garer sur le parking à droite à l'entrée du village.

(30 km, 35 min.)

 

Description (succincte) de la randonnée :

- Monter dans les rues du village vers le nord-est et gagner la table d'orientation (vue très étendue à 360°).

- Continuer vers le nord-ouest, franchir la porte du village pour gagner la vaste esplanade où se trouvent la chapelle et le moulin.

- Revenir sur ses pas et, juste avant la porte d'entrée dans le village, prendre à gauche  (nord) un sentier qui descend en  larges lacets et rejoint la départementale 69 après être passé devant une grande croix et un beau lavoir.

- Suivre la route vers la droite sur 200 m environ, passer le pont sur le ruisseau de Malavalasse et prendre à gauche le chemin des Condamines.

- Suivre celui-ci jusqu'au bout et prendre ensuite à gauche. Suivre le chemin à travers champs qui rejoint à nouveau la départementale 69.**

- Remonter la départementale vers la droite sur 600 et, à proximité du Jas des Hugous, prendre à droite (nord nord-ouest) un large chemin de terre.

- 300 m plus loin, prendre un chemin plus étroit à droite qui devient vite sentier  et, suivant une direction globale est nord-est, descend au fond du ravin de Malavalasse.

- Suivre celui-ci vers l'aval, à gauche, passer devant les ruines du moulin de Malavalasse et suivre au mieux les bords du cours d'eau, souvent encombrés d'arbres morts et de végétation, en passant parfois d'une rive à l'autre.

- Lorsque le ruisseau arrive à une petite barre rocheuse avec une cascade à droite, soit franchir le ressaut en posant un petit rappel (5 ou 6 m) sur un arbre, soit contourner l'obstacle par la gauche en montant par de vagues sentes (quelques cairns) puis en redescendant au niveau du ruisseau (terrain assez malcommode, raide, pierreux).

- Suivre alors au mieux les bords du cours d'eau jusqu'à l'aqueduc de Malaurie que l'on aborde par son extrémité sud (rive gauche du ravin de Malavalasse).

- Traverser l'aqueduc (prudence) et continuer par un sentier jusqu'au bord du canal mixte du Verdon.

- Longer les bords du canal par sa rive gauche jusqu'à une petite route que l'on suit à gauche et qui conduit en légère montée à la départementale 69.

- Suivre celle-ci à gauche, passer devant le hameau de Malaurie et atteindre le lavoir de Fondicart.

- Juste après le lavoir, prendre le sentier qui monte à droite direction est puis sud-est jusqu'à rejoindre une très large piste.

- Suivre cette piste vers la gauche (est), rejoindre une portion goudronnée et gagner ainsi la chapelle de la Trinité.

- Continuer par cette petite route et, à la cote 514 sur la carte IGN au 1:25000, prendre à gauche le joli chemin empierré qui remonte sous les remparts de Saint-Julien. Suivre ceux-ci vers la droite, rejoindre les rues du centre du village par une montée à gauche et regagner facilement le parking.

 

**On peut éviter le détour par la route en prenant un chemin  à droite immédiatement après le Pellas et, par un cheminement un peu à l'estime, gagner la crête à l'endroit où la route rejoint celle-ci ; mais on est probablement dans une zone privée et je ne peux conseiller ce passage.

 

Remarques :

On peut faire ce parcours en sens inverse : c'est peut-être mieux car on a la portion un peu fastidieuse de la piste de la chapelle de la Trinité en début de randonnée. Mais la remontée vers St Julien est alors un plus rude. On peut aussi partir des abords du Jas des Hugous ou du hameau de la Mouroye, à proximité du canal mixte du Verdon.

 

Fiche technique :

Distance :  15 km

Horaire : 4 h 30

Altitude départ : 583 m (maximale)

Altitude minimale : 352 m

Dénivellation : Environ 500 m positive cumulée

Difficulté : P1/P2, T1 avec passages T2 (ou T3 si l'on franchit le ressaut rocheux en rappel (ou en escalade à la montée).

Matériel : Bonnes chaussures (terrain souvent glissant) ; une petite corde de 20 m si on décide de franchir le ressaut en rappel, deux dégaines si on le ranchit en escalade à la montée.

Carte : IGN au 1:25000 n°3343 OT

 

Période favorable :

Eviter surtout l'hiver par temps de gel ou une période suivant de fortes pluies.

 

Date du parcours : 22 mai 2015.

Météo : beau temps.

Participants : Alain, Jean-Paul, Philippe et Marcel.

 

Toponymie :

Malavalasse : il s'agit là d'un double péjoratif : "le mauvais vallon" augmenté du suffixe -asse ; en gros, "le sale mauvais vallon" !

 

Lien photographique :

https://picasaweb.google.com/vieuxloup52/LESGORGESDEMALAVALASSEALADESCENTE220515#

 

 

Au niveau de l'escarpement qui peut se descendre en rappel ou se contourner par la gauche (ou se franchir en escalade à la montée).

Au niveau de l'escarpement qui peut se descendre en rappel ou se contourner par la gauche (ou se franchir en escalade à la montée).

chemins-de-traverse. Marcel Orengo
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18 mai 2015 1 18 /05 /mai /2015 17:09

   Déplacement relativement lointain, ce matin, pour l'ascension projetée du sommet de la Croix de l'Alpe au-dessus de la station du Sauze, près de Barcelonnette.

    L'équipe aussi est inhabituelle, puisque je suis accompagné pour l'occasion par Armelle, Colette, ma fille Marielle - qui fait là une de ses premières sorties en montagne - et Richard qui, à toutes les vacances scolaires, revient dans le Midi pour faire avec nous quelques sorties qui le changent du paysage du Havre.

   Nous avons tout d'abord quelques difficultés à trouver le point de départ exact car le lieu-dit "La Rente" d'où nous devons démarrer la randonnée est mal indiqué sur le terrain.

   Nous commençons par le dépasser pour nous retrouver au niveau de Super-Sauze, faisons demi-tour et finissons par trouver une esplanade à proximité d'un pont qui semble correspondre à la description du topo que j'ai trouvé sur la Toile. Je gare ma voiture et, après une brève recherche, Richard me signale un panneau - que nous ne pouvions pas voir de la route - indiquant la Croix de l'Alpe à trois heures de marche.

   D'après mon topo et la trace que j'ai enregistrée sur mon GPS le départ se trouve un peu plus bas sur la route, mais il y a deux possibilités et autant suivre le chemin indiqué et manifestement balisé en jaune.

 

   Bien qu'il y ait à l'évidence fort peu de neige, nous prenons les raquettes pour le cas où nous rencontrerions plus haut des pentes plus enneigées et, dûment chargés nous nous engageons sur le bon chemin qui  longe le torrent d'Enchastrayes.

   Peu après, nous passons au-dessus d'une petite retenue d'eau et le chemin commence à grimper nettement plus raide. Le départ est laborieux. Je ne suis pas du tout en forme et je me demande même si j'atteindrai le sommet, aujourd'hui ! Je laisse donc mes compagnons partir devant et essaie de trouver un rythme de marche compatible avec mon peu de condition physique.

   Heureusement, le paysage est très agreste ce qui fait un peu mieux passer la pilule ; vers 1860 m, nous traversons le torrent après une portion de plat qui me permet de récupérer un peu et le chemin, toujours large et confortable, s'infléchit franchement vers le nord. Après un raidillon assez bref, nous atteignons le téléski du Dôme et, peu après, une jolie maison entourée de pelouses d'où nous apercevons la suite du programme. D'ici, le Col Bas semble défendu par des pentes très raides, en partie couvertes de grands névés. Richard est un peu perplexe, mais je le rassure en lui disant que, bien souvent, la raideur des pentes est plus impressionnante que réelle et que les névés, si la neige "porte" bien, nous faciliteront plutôt les choses.

   Nous nous engageons tout d'abord dans une longue traversée ascendante et, comme Richard a l'intention d'éviter au maximum la neige, il décide de laisser ses raquettes derrière un rocher pour les récupérer au retour. Pour notre part, nous préférons attendre un peu pour être certains de ne pas en avoir besoin.

   Vers la cote 2340, au pied des dernières pentes, nous abandonnons à notre tour les raquettes dans un creux hors de vue du sentier car il est évident qu'elles seront inutiles.

   Louvoyant entre les névés et les langues de terre et d'éboulis, Armelle, Colette et moi - qui ai finalement retrouvé mes jambes et mon souffle ! - prenons rapidement de l'altitude. Armelle privilégie les pentes de terre, Colette et moi les névés et, bientôt nous nous trouvons assez haut au-dessus de nos compagnons, dans une traversée de neige assez pentue pour rejoindre la dernière zone dégagée  sous le col.

   Me retournant, je constate alors que Marielle semble en difficulté dans la traversée d'un névé un peu raide, deux cents mètres derrière nous et une trentaine de mètres plus bas. Elle n'est pas très bien chaussée et manque aussi d'habitude de ce terrain, aussi avance-t-elle très précautionneusement et je la sens assez tendue !

    Heureusement, le terrain n'est pas très exposé et je ne suis pas trop inquiet : en cas de glissade, elle n'irait pas bien loin et n'en serait quitte que pour remonter.

   Je lui crie de ne pas essayer de prendre le chemin que Colette et moi avons suivi, mais de rejoindre au plus court les pentes d'éboulis, raides mais où elle sera plus à l'aise, légèrement en contrebas. Richard qui vient d'arriver sur ces éboulis, revient l'aider et tous se retrouvent finalement sur la terre ferme sans problème, Armelle ayant également rejoint cet éboulis un peu plus haut qu'eux.

    Finalement, nous débouchons tous au Col Bas sans difficultés, passant sous une petite congère de neige accumulée par le vent.

    De là, il nous faut maintenant suivre la crête droit vers le nord pour atteindre le sommet. Au-début, celle-ci est large et confortable et la vue est magnifique à 360°. L'ambiance est aérienne mais non vertigineuse ; Richard cependant s'inquiète un peu d'un ressaut devant nous qui paraît très raide et où il craint de "bloquer" comme il dit. Mais là aussi, m'engageant sur le  ressaut en question, je le rassure en lui certifiant que le sentier ne présente pas la moindre difficulté ; inutile de s'aider des mains. Ce serait une autre histoire s'il y avait de la glace ou même de la neige un peu dure, ou au contraire instable, mais le terrain est parfaitement dégagé et nous n'avons affaire qu'à un sentier un peu aérien où il suffit de regarder où on met les pieds !

     Toute l'équipe suit donc sans faillir et, trois heures après être partis de la Rente, nous débouchons au sommet de la Croix de l'Alpe, à 2601 m.

    La croix en question se trouve un peu plus loin et nous négligeons d'y aller car elle ne constitue pas le sommet : c'est l'endroit où nous sommes qui est le plus haut. Après les photos traditionnelles, nous trouvons un replat légèrement à l'est, en contrebas du sommet, où nous décidons de faire la pause-déjeuner.

    Il fait beau - bien que le ciel se couvre peu à peu - il n'y a pas de vent et nous restons donc une bonne demi-heure au sommet avant d'entamer la descente.

 

      Celle-ci, toujours ressentie comme plus délicate, inquiétait un peu Marielle et Richard, mais là aussi, ils prennent vaillamment sur eux et se paient même le luxe, peu avant l'arrivée sur la partie large de la crête, de prendre comme moi sur le fil de l'arête, passage sans difficulté mais plus impressionnant !

    Marielle s'inquiétait aussi du retour sur les névés, mais, passé le Col Bas, nous descendons tout droit dans les éboulis pour éviter à mes compagnons de traverser à nouveau les pentes de neige. Le terrain est raide, mais le sol assez meuble permet de bien "planter les talons" et de descendre ces pentes sans difficulté et dans un relatif confort. Nous rejoignons ainsi un grand névé débonnaire avant de retrouver le sentier et le replat où nous avons caché nos raquettes.

    Maintenant, il n'y a plus qu'à suivre le chemin pris à l'aller pour retrouver la voiture vers 16 h... et rentrer à la base !

 

Fiche technique :

 

Randonnée en montagne

Massif de l'Ubaye

 

Distance : 13 km

Horaire : 5 h

Altitude départ : 1680 m

Altitude sommet : 2601 m

Dénivellation : 950 m positive cumulée

Difficulté : P3, T1 (brefs passages T2) dans ces conditions ; doit être assez délicat à raquettes.

Matériel : chaussures de montagne, bâton (éventuellement piolet)

Carte : IGN au 1:25000 n°3540 OT

 

Parcours effectué le 7 mai 2015 avec Armelle, Colette, Marielle et Richard.

Météo : beau temps chaud, puis nuageux.

Période favorable : mai à octobre (en présence de neige, plus adapté au ski de randonnée).

 

Lien photographique :

 

https://www.picasaweb.google.com/vieuxloup52/SOMMETDELACROIXDELALPE070515#

   

Sur la crête, au-dessus du Col Bas.

Sur la crête, au-dessus du Col Bas.

chemins-de-traverse. Marcel Orengo
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24 mars 2015 2 24 /03 /mars /2015 17:00

    Ce matin, c'est avec mon pote Philippe, vieux copain du lycée Saint-Charles, que je m'apprête à partir en randonnée. C'est avec lui que j'ai réellement commencé à faire de la montagne et que j'ai fait mes premiers stages d'alpinisme à Chamonix. Il a ensuite quelque peu abandonné la montagne mais, depuis quelques mois, il a décidé de s'y remettre et nous avons donc reconstitué l'équipe de jadis !

  L'objectif du jour est le Mourre Bouchard, un très modeste sommet des Préalpes Dignoises, à peine un mamelon peu individualisé au-dessus du col du Fanget d'où, il y a deux ans, j'avais déjà fait l'ascension d'un non moins modeste sommet, les Aneliers, avec Robert.

   C'est aussi l'occasion d'emmener mon petit chien "Jack", un vaillant jeune Beagle que nous avons depuis Noël, pour faire ses premières "armes" en montagne, dans la neige.

    Celle-ci est d'ailleurs si peu abondante que nous décidons de laisser dans la voiture raquettes, ARVA, pelles et autres sondes parfaitement inutiles dans ces conditions. Nous voyagerons donc légers !

 

   Du col du Fanget, il faut d'abord suivre un chemin goudronné qui se dirige plein sud en longeant quelques maisons, puis qui s'infléchit vers l'ouest, devenant une piste de terre, çà et là couverte de larges plaques de neige durcie.

   La montée est progressive, sans difficulté, et seul le sol parfois boueux nous oblige par moments à longer le bord de la piste. Peu de temps après avoir obliqué vers l'ouest, je me rends compte que j'ai oublié nos bâtons de ski à la voiture ! Toujours mon incurable distraction due à mon incapacité à me concentrer sur ce que je suis en train de faire... N'importe, la neige étant rare et les pentes peu redressées, nous pouvons nous en passer. Toutefois, nous ramassons deux bâtons de bois au bord du chemin qui pourront toujours aider un peu. Par de larges virage dans une forêt clairsemée, nous atteignons le plateau d'Iroire, laissant sur notre gauche un moutonnement à peine perceptible nommé les Gardettes sur la carte. Le temps est toujours beau, la température extrêmement douce et je me félicite d'avoir décidé de partir ce matin en montagne car ce lundi semble être une des rares journées météorologiquement favorables cette semaine !

   Il fait tellement doux que Philippe a quitté veste et pull et monte en tee-shirt. Rien à voir avec les conditions très rudes que nous avons eues il y a un mois dans le Dévoluy !

 Tandis qu'en vue des bergeries de Négron nous coupons un virage de la piste pour gagner plus rapidement ce hameau d'alpage, j'entends un aboiement devant nous. Un marcheur solitaire arrive du sentier des Ganiayes accompagné de son chien ; par précaution, je mets "Jack" en laisse mais le relâche bien vite car le marcheur prend une direction opposée à la nôtre, vers l'est.

  Au niveau des premiers chalets de Négron, un ruisseau et un abreuvoir à droite hébergent une nombreuse colonie de crapauds occupés à assurer la conservation de l'espèce... "Jack" en profite pour en saisir un dans sa gueule mais Philippe réussit à libérer le batracien qui échappe ainsi à une mort cruelle !

   Je remets mon indiscipliné compagnon canin en laisse et le libère à nouveau dès que nous avons dépassé les dernières bergeries. Là, nous traversons le ruisseau du Négron et commençons à remonter les pentes douces du versant nord-est des Aneliers. La neige est maintenant un peu plus abondante et du côté du Claus nous devons ruser un peu pour éviter de trop nous enfoncer. "Jack" a l'air d'apprécier beaucoup ce nouvel élément dans lequel il court et bondit sans arrêt, dépensant une énergie impressionnante !

  Délaissant la direction des Aneliers gravis en 2013, nous nous dirigeons d'abord plein sud,  puis appuyons un peu sur notre gauche, direction sud-est pour aller vers notre objectif qui est maintenant assez proche, un peu écrasé par la masse du Marzenc à droite. Les pentes sont légèrement plus raides - à peine ! - et parfois nous nous enfonçons dans une couche de neige plus épaisse. Mais ces passages sont heureusement très courts et c'est sans difficulté excessive que nous atteignons le sommet du Mourre Bouchard, à 1788 m d'altitude.

   J'avais envisagé de descendre  vers le col de la Boumée, au sud, puis de gagner l'Infernet par les pentes est, mais cette option me paraît d'une praticabilité incertaine car c'est bien raide sur ce versant-là et, faute d'informations sur cette possibilité, je décide de revenir un peu sur nos pas et de rentrer au col du Fanget par le chemin qui longe le ravin de Négron et par la cabane de Revondet. Et comme il est tôt, nous décidons de nous arrêter un peu plus bas pour casser la croûte.

 

  La descente ne présente aucune difficulté ; le ciel s'est un peu couvert, mais nous aurons manifestement le temps de terminer la randonnée avant que le temps ne se gâte réellement. "Jack" batifole loin devant nous et je dois le rappeler de temps en temps pour éviter qu'il s'éloigne trop.

   Vers la cote 1680, peu avant le Claus, nous descendons tout droit vers le ruisseau de Négron par une petite croupe assez raide ; pas de difficulté réelle, mais le terrain est assez glissant et il faut juste être un peu vigilant. Vers le lieu dit "Le Petit Paris", nous traversons à nouveau le ruisseau et après l'avoir longé brièvement par sa rive gauche, trouvons une ruine près de laquelle nous pouvons nous asseoir au sec pour la pause casse-croûte.

   Nous repartons ensuite le long du ruisseau pour gagner un chemin qui, par une brève remontée et le passage de deux petites ravines, nous conduits à la cabane de Revondet. De là, nous suivons un chemin confortable, souvent dégarni de neige, pour rejoindre la piste prise à l'aller environ quatre cents mètres plus loin.

   Puis nous quittons à nouveau celle-ci pour descendre tout droit des pentes d'herbe en direction du col du Fanget bien visible maintenant. Le sol est très boueux dans ces pentes et après avoir franchi un petit ravin très humide, nous remontons légèrement pour arriver à une construction à moitié délabrée.

  De là, nous "piquons" à nouveau droit vers le col en traversant d'autres terrains particulièrement boueux (d'où sans doute le nom du col, "Fanget" signifiant certainement "fangeux"). Et peu avant d'arriver au col, j'ai l'heureuse surprise de voir nos bâtons de ski appuyés sur une espèce de fontaine au bord de la route... Il n'y a pas de voleurs, ici !

  Et alors que nous buvons un café que Philippe a eu l'heureuse idée d'apporter dans une bouteille Thermos, quelques petites gouttes de pluie se mettent à tomber. Voilà une randonnée bien optimisée en cette période de temps très instable... "Jack" quant à lui, s'est installé confortablement dans le coffre de la voiture et va s'octroyer une sieste bien  méritée jusqu'à notre arrivée à Peyrolles!

 

Fiche technique :

 

Randonnée en montagne

Préalpes de Digne

 

Distance : 9.1 km

Altitude départ : 1459 m

Altitude sommet : 1788 m

Dénivellation : 370 m positive cumulée

Neige : peu abondante, transformée

Activité avalancheuse observée : néant

Difficulté : P1, T1

Matériel : chaussures de montagne, bâtons

Carte : IGN au 1:25000 n° 3439 ET

 

Date du parcours : 23 mars 2015.

Météo : beau à nuageux, se couvrant progressivement ; temps très doux.

Participants : Philippe, Marcel et "Jack".

 

Période favorable : à raquettes, janvier - février, sinon d'octobre à décembre ou de mars à mai.

 

Toponymie :

 

Mourre Bouchard : "mourre", oronyme fréquent en Provence, signifie "museau"; Bouchard est sans doute un patronyme.

 

Lien photographique :

 

https://www.picasaweb.google.com/vieuxloup52/LEMOURREBOUCHARD230315#

 

 

 

 

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